Les 10 et 11 décembre, le réseau monde de Saint-Gobain s’est réuni à Val-de-Fontenay, sous l’égide d’IndustriALL Global Union. Cette rencontre internationale a rassemblé des représentants syndicaux venus d’Inde, du Maroc, de Tanzanie, d’Angleterre, de Belgique, ainsi que l’intersyndicale française, afin d’échanger avec les syndicats européens et la direction des ressources humaines sur les transformations du Groupe et leurs impacts sociaux.
En ouverture, Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT, et nouvelle coordinatrice du réseau, a rappelé l’importance du dialogue international comme outil de solidarité. Les organisations syndicales ont, quant à elles, souligné la nécessité de renforcer leur union face aux transformations de l’entreprise, à la montée des discriminations, notamment syndicales, et aux contextes politiques parfois préoccupants.
L’actualité du groupe montre des résultats financiers solides, mais qui s’accompagnent de restructurations, de pertes d’activités et d’une pression accrue sur l’emploi. Les échanges ont mis en lumière un décalage persistant entre les communications du Groupe et la réalité vécue, notamment en matière de santé et de sécurité, avec cinq accidents mortels recensés depuis le début de l’année.
Les retours des différents participants ont souligné des situations contrastées mais des préoccupations communes, comme la non-application ou la méconnaissance du programme CARE, le manque d’équipement de protection, l’absence de suivi médical, ou encore les discriminations syndicales et les difficultés d’accès à la formation. L’échange avec Régis Blugeon, directeur des relations sociales du groupe, a permis d’aborder la stratégie « Lead & Grow », la transformation numérique, le programme CARE et les enjeux de dialogue social.
En conclusion, les participants ont réaffirmé la nécessité de négocier à tous les niveaux, de fiabiliser les indicateurs sociaux et de relancer les discussions sur un accord-cadre mondial. Face aux mutations en cours, l’unité et la solidarité internationale demeurent les leviers essentiels pour défendre les droits des salariés partout dans le monde.





