Les 19 et 20 février derniers, les référents du Groupe Jeune’s (GJs) ont eu le plaisir d’accueillir, lors de leur réunion bimestrielle, dans l’immeuble des Fédérations, à Paris, trois nouveaux arrivants : Reda et Tristan du Syndicat Haute-Normandie et Chloé du Syndicat Centre-Val de Loire. Leur présence renforce la dynamique collective et témoigne de l’envie de s’engager au sein du Groupe Jeune’s de la FCE-CFDT.
En lien avec l’actualité CFDT, les Jeunes ont débuté la journée par un échange autour des conclusions de l’enquête « Les jeunes ni en études, ni en emploi, ni en formation » (NEET), qui pointe la précarité économique des jeunes, le besoin de sécurisation des parcours, l’accès et la lisibilité des dispositifs d’insertion, la nécessité d’être accompagnés (santé mentale), la quête de dignité, de protection et de santé au travail.
Après cette présentation, qui a retenu l’attention de toutes et tous, les Jeunes ont abordé le sujet noyau de cette réunion : la politique industrielle, les jeunes et l’emploi, avec Francisco Martinez, délégué fédéral. Chacun a alors pu exprimer ses inquiétudes sur la désindustrialisation de l’Europe et sa capacité à défendre son industrie et ses emplois face à la concurrence mondiale, notamment de la Chine et des États-Unis. Ils ont également souligné que défendre le « Made in Europe » se heurte souvent à des défis majeurs : dépendances énergétique et technologique (GAFA), manque de réciprocité (Chine) et conflits internes. Pour se protéger efficacement, l’Europe doit surmonter ses faiblesses structurelles qui accentuent un déficit commercial conséquent. Une piste réside dans le « protectionnisme silencieux » des entreprises, les incitant à acheter leurs produits en Europe, et l’établissement d’une véritable équité réglementaire sur les importations. Les réflexions ont débouché sur la nécessité, ou non, d’un État fédéral européen pour une Europe plus forte dans la géopolitique actuelle.
Durant la seconde journée, les référents Jeunes ont mutualisé leurs idées, partagé leurs expériences de terrain et défini des contenus essentiels afin de proposer un outil clair, sous forme de « kit de communication », accessible et adapté aux réalités des jeunes engagés, à remettre aux jeunes adhérents, avec des formats modulables au syndicat.
Ces échanges ont fait ressortir des idées pour fédérer les jeunes : créer des communautés WhatsApp, les faire participer à certains conseils syndicaux, communiquer par e-mail pour établir les premiers contacts, ou encore passer par les délégués syndicaux pour une communication de proximité. Autant d’idées pour nourrir l’action Jeunes de chaque référent, qui devra être pitchée et partagée auprès de son secrétaire général de syndicat.
Ce kit de communication (des premières ébauches de plaquettes ont été présentées, notamment celle du Syndicat Lille Sambre Escaut) a pour objectif de mieux informer, orienter et accompagner les nouveaux militants dans leur parcours au sein de la CFDT, tout en renforçant leur implication et leur compréhension des valeurs et des actions menées par l’organisation. Il a également pour objectif de présenter le Groupe Jeune’s et ses actions. Sous forme d’outil personnalisable, il sera présenté à la prochaine réunion, au mois d’avril, avant d’être mis en place dans les syndicats.
Lors de ces deux journées, les jeunes ont montré, une fois de plus, leur engagement à la CFDT en essayant de relever les nombreux défis que l’avenir réserve à la société. Continuons à débattre, à nous former, à nous mobiliser et à innover. Chaque voix compte, chaque idée peut faire avancer les choses, alors, à très vite dans les prochains numéros !






