A l’occasion du congrès confédéral, qui a eu lieu à Bordeaux du 22 au 26 juin 2026, les jeunes délégués présents, parfois membres du Groupes Jeune’s, se sont pris au jeu de l’interview, en partageant en toute sincérité leurs regards, leurs expériences et leurs convictions sur l’engagement syndical. Entre participation aux débats, prise de parole, vote et réaction en chaîne, les jeunes ont montré que, être syndicaliste est un état, une façon de penser, qui ne s’appuie pas sur le nombre d’années, mais bien sur l’engagement, la détermination à défendre nos droits, à porter haut et fort les valeurs de la CFDT, dans le seul but de construire ensemble, jeunes et moins jeunes, un avenir syndical libre et ambitieux.
La présence des jeunes militants, venus des quatre coins de France, largement en hausse lors de ce congrès, a montré une dynamique encourageante de la part de la CFDT, de la Fédération Chimie Énergie et de ses syndicats, face à cette nouvelle génération qu’ils entendent accompagner.
Au fil des témoignages, une conviction s’impose : les jeunes sont indispensables au renouvellement du syndicalisme, car « ils représentent autant le présent que le futur de notre organisation ». Mais, alors, comment donner envie à un jeune de rejoindre la FCE-CFDT ? Quel conseil donner à un jeune salarié qui hésiterait à franchir le pas ? Là-dessus, tous sont unanimes. Sans la confiance, rien n’est possible, et cette confiance passe par la proposition à prendre des responsabilités. Séduire les jeunes, c’est se mettre à un même niveau en proposant une communication adaptée aux usages des nouvelles générations, en investissant d’avantage les réseaux sociaux, en produisant plus de contenus vidéo… mais aussi en valorisant le parcours militant, car s’investir dans le syndicalisme sans protéger son avenir peut souvent faire peur, comme le souligne l’un des participants :
L’engagement, quant à lui, naît rarement par hasard. Il est souvent le fruit d’une expérience personnelle, d’une injustice vécue au travail, voire, d’une volonté d’agir collectivement pour défendre la justice sociale. Au-delà de la défense des droits des salariés, le militantisme est aussi perçu comme une formidable opportunité d’acquérir de nouvelles compétences : « Le syndicalisme apporte énormément. On découvre d’autres responsabilités, d’autres missions. C’est une expérience qui enrichit autant professionnellement qu’humainement. »
Mais ce qui fait également la force et la grandeur de cette nouvelle génération, c’est l’intérêt que tous portent à la transmission. Pour elle, la richesse du syndicalisme réside dans la rencontre entre les générations. Alors, pas question de cloisonner les parcours en leur parlant de formation à la carte spéciale Jeunes : « Les échanges entre militants de tous âges permettent de partager les connaissances, le vécu et les retours d’expérience. C’est cette mixité qui fait grandir tout le monde. »
En conclusion, il ressort de ces échanges que la défense des droits des salariés ne peut se faire sans préparer l’avenir. La FCE-CFDT l’a bien compris. En donnant toute leur place aux jeunes, en leur faisant confiance, en les associant pleinement à la vie de l’organisation, elle leur permet de devenir, dès aujourd’hui, les acteurs du syndicalisme de demain.
« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. » Albert Camus – extrait du discours prononcé au prix Nobel à Stockholm, le 10 décembre 1957




