Militant prometteur de la branche Pétrole, Reda Elhaouirich vient d’être nommé référent Jeunes au sein du Syndicat Chimie Énergie CFDT Haute-Normandie. Membre à part entière du Groupe Jeune’s fédéral, il se confie sur ses priorités et sur les actions qu’il souhaite mener pour rendre le syndicalisme plus accessible aux jeunes.
MAG FCE : Bonjour Reda, comment as-tu découvert la CFDT et qu’est-ce qui t’a donné envie d’y adhérer ?
J’ai découvert la CFDT lors de ma première expérience dans l’industrie. Ce qui m’a d’abord attiré, c’est l’aspect humain, les élus CFDT présents dans l’entreprise m’ont donné envie de m’engager et de militer à leurs côtés. Ensuite, je me suis reconnu dans les valeurs du syndicat, que je trouve à la fois utiles et efficaces.
MAG FCE : Comment es-tu devenu référent Jeunes au sein de ton syndicat ?
À la base, j’ai toujours eu beaucoup de mal à comprendre que, malgré le nombre important de jeunes dans les entreprises, notamment avec le renouvellement des générations, cette population soit toujours sous-représentée. C’est ce constat qui m’a poussé à m’investir davantage, à la fois dans mon entreprise et dans le syndicat. Avec le départ du référent Jeunes de ma région, mon nom a circulé pour le remplacer. Tout s’est alors fait très naturellement, et assez rapidement.
MAG FCE : Et quel est ton rôle en tant que référent Jeunes au sein du Groupe Jeune’s de la FCE ?
Mon rôle est avant tout d’être un relais de terrain. Même si ma prise de fonction est récente, j’ai déjà plusieurs objectifs, notamment l’organisation d’un grand rassemblement destiné aux moins de 35 ans, prévu pour le dernier semestre. Je travaille sur ce projet avec un autre référent Jeunes, et notre ambition est de rassembler un maximum de participants.
Je suis également impliqué au niveau fédéral, par exemple, dans la création d’un kit d’accueil destiné aux jeunes. L’idée est de mieux faire connaître le Groupe Jeune’s et d’éviter que certains découvrent son existence par hasard, comme cela a été mon cas. Personnellement, j’ai connu le Groupe lors d’une réunion à la Fédération. C’est Emmanuel Jacquier, délégué fédéral du Développement, qui m’en a parlé et qui m’a mis en relation avec Thaïs Blanchard-Profit, chargée de mission Jeunes.
MAG FCE : Selon toi, que faudrait-il pour que les jeunes adhèrent à la CFDT ?
Pour susciter l’adhésion, le plus efficace reste de montrer l’utilité concrète et immédiate. Quand on est jeune, on cherche avant tout à comprendre ses droits, sa rémunération, les questions de sécurité… Il est essentiel d’apporter des réponses claires et concrètes. Une fois que l’on comprend les enjeux et le fonctionnement du syndicalisme, l’engagement devient plus naturel. Mais pour franchir ce premier pas, il faut rendre les choses accessibles et parler de ce qui concerne directement les jeunes dans leur quotidien.
MAG FCE : Pour finir, sur quel sujet souhaiterais-tu t’investir particulièrement ?
Il y en a plusieurs, mais celui qui me mobilise particulièrement, c’est l’alternance. Cela peut sembler éloigné du syndicalisme, mais, en réalité, c’est un enjeu central. L’alternance représente souvent une première entrée dans la vie active. Il est donc essentiel de
sécuriser le parcours des alternants, notamment en lien avec les primo-
embauchés dans l’industrie. Même si je n’ai pas encore de solution toute faite, je pense qu’un travail à l’échelle nationale sur ce sujet pourrait avoir un impact important. Si l’expérience se passe bien, tout le monde y gagne, que ce soit l’alternant, l’employeur, mais aussi le syndicat, car, au vu de son statut, il est celui qui contribue à améliorer concrètement les conditions d’entrée dans le monde du travail, et ce n’est pas rien.






