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LA SANTÉ DES FEMMES À L’ÉPREUVE DES VIOLENCES

Le 28 mai, c’est la Journée internationale d’action pour la santé des femmes. Un rendez-vous mondial, né en 1987 au Costa Rica, porté depuis près de quarante ans par une conviction : la santé est un droit pour les femmes, pas un privilège, pas une faveur !

Selon l’OMS, la santé ne se résume pas seulement à l’absence de maladie ou d’infirmité, c’est d’abord un état de bien-être physique, mental et social. Une définition qui s’applique à toutes et à tous, mais qui ne s’impose pas de la même manière pour tout le monde.

La santé des femmes est différente de celle des hommes pour des raisons biologiques liées au sexe, et de comportements de genre. Les femmes peuvent connaître des situations et événements spécifiques tout au long de leur vie : la grossesse, la maternité, la ménopause, mais aussi des vulnérabilités psychiques spécifiques, comme la dépression du post-partum ou les troubles anxieux, plus fréquents chez les femmes. Elles sont aussi plus souvent confrontées à certaines maladies que les hommes et sont également plus souvent victimes de violence.

Sur ce dernier point, en France : 1 femme sur 6 a été victime de violences physiques ou sexuelles au sein du couple ; plus d’1 femme sur 4, de violences psychologiques ; 38,5% ont subi des comportements sexistes ou sexuels au travail ; et 62% des victimes n’ont effectué aucune démarche. Ce silence est lourd !

Ce que ces chiffres ne disent pas encore, ce sont les séquelles physiques. Car les violences ne s’arrêtent pas aux blessures visibles. Elles attaquent le corps dans le temps long : surpoids, cancers, hypertension, fibromyalgie, troubles reproductifs, douleurs chroniques, état dépressif. Des séquelles qui s’accumulent et aggravent les fragilités existantes. Quand la parole est impossible, c’est le corps qui parle.

La FCE-CFDT est claire : les violences faites aux femmes sont également un enjeu de santé publique, un enjeu du travail et un enjeu syndical. La violence ne s’arrête pas à la porte de l’entreprise. Des travailleuses assurent chaque jour leurs responsabilités avec cette charge invisible que personne ne voit, que personne ne demande.

Alors, que faire ? Reconnaître. Nommer. Former les équipes à identifier et orienter. Intégrer la prise en charge des violences dans les accords d’égalité professionnelle en les définissant comme facteur structurel d’inégalité.

La santé est un droit. L’intégrité est un droit. Vivre et travailler sans violence, c’est un droit. Défendre ces droits, c’est notre devoir.

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