La FCE-CFDT, le syndicat et l’équipe syndicale ont alerté sur la situation préoccupante du site Eurolysine d’Amiens qui a été repris par le Groupe Avril, en juillet 2024, dans un contexte économique et concurrentiel particulièrement dégradé. Dans cette période difficile, la FCE-CFDT salue l’engagement clairement réaffirmé de l’actionnaire qui indique vouloir mettre tout en œuvre pour préserver et pérenniser cet outil industriel stratégique.
Le site d’Amiens est un atout industriel unique en Europe pour la production d’acides aminés essentiels, la lysine, la valine et le tryptophane, au cœur de nombreuses filières agricoles et agroalimentaires. Cette volonté industrielle s’est déjà traduite par des investissements importants, avec 20 millions d’euros engagés, un triplement des capacités et 50 embauches démontrant la confiance du Groupe Avril dans le site et dans les compétences des salariés.
La situation économique reste néanmoins fragile. L’année 2025 s’est achevée avec 23 millions d’euros de pertes, et le début de l’année 2026 enregistre près de 4 millions d’euros de pertes en janvier. Ces difficultés s’expliquent par un environnement international dégradé, mais surtout par une concurrence asiatique à très bas prix souvent incompatible avec les normes européennes sanitaires et industrielles, notamment sur le tryptophane.
La FCE-CFDT soutient pleinement les démarches engagées auprès du CIRI et le dépôt de plainte du 11 février 2026, indispensables pour lutter contre le dumping et permettre à l’engagement de l’actionnaire de produire ses effets. Pour la CFDT, la préservation d’Eurolysine Amiens est un enjeu d’emplois, de savoir-faire et d’autonomie stratégique européenne. La CFDT restera mobilisée dans un esprit de responsabilité pour sécuriser durablement l’avenir du site et de ses salariés.





