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27 MAI : RÉSISTER POUR DÉFENDRE LA DÉMOCRATIE

La Journée nationale de la Résistance nous renvoie à un moment précis de notre histoire. Le 27 mai 1943, Jean Moulin réunit clandestinement à Paris le Conseil national de la Résistance, où se rassemblent, pour la première fois, les principaux mouvements de Résistance, allant des partis politiques aux deux principaux syndicats d’avant-guerre, dont la CFTC devenue depuis CFDT.

La Résistance n’a pas été seulement militaire ou politique : elle a aussi été sociale. Les syndicats ont contribué à bâtir une vision de la France d’après-guerre fondée notamment sur la solidarité, la Sécurité sociale, les droits des travailleurs et la démocratie sociale.

Cet héritage nous oblige aujourd’hui. Résister en 2026, ce n’est pas rejouer le passé, c’est faire vivre ses principes. C’est combattre le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de discrimination, en refusant de banaliser la rhétorique de l’extrême droite sur la préférence nationale. Résister, c’est affirmer que la solidarité n’a pas de nationalité et que l’égalité des droits ne se négocie pas.

Dans un contexte marqué par la progression des idées d’extrême droite, en Europe comme en France, participer au nom de la défense de l’économie à la normalisation de partis politiques et de leurs responsables, qui portent des projets fondés sur la préférence nationale, pose une question essentielle : peut-on dissocier l’économie des valeurs démocratiques ? L’histoire comme l’actualité montrent l’inverse. Il n’y a pas d’économie durable sans démocratie, pas de prospérité sans État de droit. Relativiser ces enjeux, c’est fragiliser notre démocratie.

Les faits récents en donnent une illustration concrète. Les attaques contre les organisations syndicales sur des communes RN, notamment lors des célébrations du 1er Mai, constituent un signal très inquiétant. Empêcher l’expression et l’action syndicale révèle une conception autoritaire de la vie publique, où la pluralité des voix devient suspecte, et les contre-pouvoirs dérangeants.

Face aux tentations de repli, aux idées d’extrême droite et à toutes les formes d’extrémisme, l’héritage du 27 mai nous rappelle une exigence simple mais essentielle : la démocratie ne survit que si elle est défendue collectivement.

Pour la FCE-CFDT, résister aujourd’hui, c’est faire vivre un syndicalisme qui protège, qui rassemble et qui émancipe. C’est défendre sans relâche la démocratie sociale comme un pilier de la démocratie tout court. Résister, ce n’est pas seulement dire non. C’est agir ensemble, pour une société plus juste, plus solidaire et profondément démocratique.

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