Depuis octobre 2007, le groupe Saint-Gobain a fait part de son intention de céder son pôle de conditionnement (Verallia). Ce dernier ne faisant plus partie de la stratégie industrielle du groupe. La procédure d’introduction en bourse minoritaire mise en place courant 2010 arrivait à son terme le 21 juin 2011. La constitution du Groupe Verallia se traduisait par une série d’opérations d’apports et d’acquisitions de titres aboutissant à une structure de financement reposant intégralement sur l’endet-tement (1,8 milliard d’euros). Le 20 juin, soit la veille de l’entrée en bourse et malgré le fort intérêt que l’offre a reçu de la part des investisseurs institutionnels, l’opération a été reportée, Saint-Gobain estimant que toutes les conditions n’étaient pas réunies pour assurer le succès de l’opération. La FCE-CFDT restera vigilante, car c’est le groupe Verallia qui doit supporter la dette. Aussi, sans trésorerie de départ, cette situation entraîne pour le coup une pression à court terme tant sur l’outil industriel que sur les salariés.

L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.
Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.




