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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Verre La FCE au Ministère de l’Emploi

Au lendemain de la journée nationale d’action du 4 octobre, la FCE-CFDT était reçue au Ministère de l’Emploi pour faire le point sur les bassins d’emplois de l’industrie du verre.

Au lendemain de la journée nationale d’action du 4 octobre, la FCE-CFDT était reçue au Ministère de l’Emploi pour faire le point sur les bassins d’emplois de l’industrie du verre.

La FCE a d’abord alerté le Ministère sur la future réorganisation du groupe Glaverbel et l’éventuelle fermeture de l’activité automobile de Boussois qui concerne 200 salariés environ. Quant au futur repreneur des Verreries du Languedoc, aucune information ne transpire à ce jour malgré les interpellations auprès du Préfet de la région et du Conseil régional.

La FCE a ensuite fait un point sur la ré-industrialisation des bassins d’emplois de Saint-Omer pour Arc International et de sud Seine-et-Marne pour Thomson Videoglass. Elle a aussi demandé au Ministère de vérifier avec attention que la situation d’Owens Illinois ne se dégrade pas davantage, et que la direction du groupe respecte les engagements qu’elle avait pris lors du rachat de BSN Glasspack.

D’un commun accord, la FCE et le Ministère de l’Emploi ont décidé de multiplier ce type de rencontre.

La FCE s’est aussi rendue à la Commission paritaire de la Miroiterie qui traitait du projet d’accord sur la formation professionnelle continue. Pendant plus de sept heures, la FCE a porté ses revendications. A savoir, que le droit individuel à la formation soit transférable d’une entreprise à l’autre dans la même Convention collective nationale (CCN) et pas seulement à l’intérieur d’un même groupe, qu’il soit possible de l’effectuer hors temps de travail, et qu’il dépasse 20 heures par an.

Quant aux contrats et périodes de professionnalisation, l’architecture du projet d’accord semble correcte. Elle peut cependant être améliorée.

Le passeport formation, le bilan de compétences, la validation des acquis de l’expérience et l’entretien individuel ont, eux, été pris en compte. Enfin, et c’est le plus important, une Commission paritaire nationale pour l’emploi et un observatoire prospectif des métiers et des qualifications seront mis en place.

Seul bémol à cette journée, la chambre patronale veut augmenter le quota d’heures supplémentaires dans la CCN ! La FCE, signataire de l’accord de réduction du temps de travail, y a opposé son refus catégorique.

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