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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Valoriser les expériences acquises

Depuis janvier 2010, toutes les entreprises de plus de 50 salariés sont dans l’obligation de mettre en œuvre un accord collectif ou un plan d’action en faveur des salariés de plus de 45 ans...

Depuis janvier 2010, toutes les entreprises de plus de 50 salariés sont dans l’obligation de mettre en œuvre un accord collectif ou un plan d’action en faveur des salariés de plus de 45 ans sous peine de devoir payer une amende pouvant représenter jusqu’à 1% de leur masse salariale.

L’accord collectif ou le plan d’action seniors doit porter sur trois des six domaines suivants : le recrutement de salariés âgés dans l’entreprise, l’anticipation de l’évolution des carrières, l’amélioration des conditions de travail, le développement des compétences et des qualifications, l’aménagement des fins de carrière et transition entre activité et retraite, enfin la transmission des savoirs et compétences par le développement du tutorat.

Le premier bilan de ces actions est loin d’être à la hauteur des attentes. Aujourd’hui le taux de chômage des plus de 50 ans reste élevé. En 2010, leur taux d’emploi était de 40,1% en France contre 46,3% dans l’Union européenne. Il a progressé de seulement 2 points ces trois dernières années malgré l’obligation des actions à mettre en œuvre.

Les accords négociés depuis janvier 2010 prendront fin le 31 décembre 2012. Ce doit être l’occasion pour les partenaires sociaux et le gouvernement de réaliser un bilan complet de ces accords afin de déterminer de nouvelles mesures pour les trois années à venir. Elles devront inciter davantage à la poursuite et la création d’activités pour les seniors dans l’intérêt du salarié comme de l’entreprise. Elles devront aussi valoriser leur travail et sécuriser leur parcours professionnel, y compris en fin de carrière.

Le récent décret sur les retraites, qui favorise les possibilités de départ anticipé pour les carrières longues, aura peu de conséquence sur le taux d’emploi des salariés concernés. En effet, dans les cinq prochaines années le nombre de salariés âgés va continuer de croître avec le contrecoup du baby-boom.

Dans le même temps, les salariés sont de plus en plus nombreux à travailler au-delà de 60 ans car ils ont commencé leur vie professionnelle tard, ont eu des carrières discontinues, ont des personnes à charge ou d’autres encore par choix personnel. Chacun devrait pouvoir continuer à exercer une activité rémunérée s’il le souhaite à condition qu’il s’inscrive dans les règles collectives garantes de l’intérêt général.

Toutes les expériences acquises au fil des années doivent être mises au service des autres, de l’entreprise, de la société. Les mentalités doivent évoluer afin de ne plus assimiler la fin de carrière à une préretraite ou à une période de chômage.

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