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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Une mesure opportuniste à contrer

Le gouvernement reste sourd au mécontentement populaire qu’ont montré les manifestations du 7 février contre le contrat première embauche (CPE) et les derniers sondages d’opinion. Sa seule défense est d’asséner que ce contrat donnera toutes les garanties de sécurité aux salariés concernés. Mais cette affirmation est purement gratuite, le gouvernement ne jugeant pas même bon d’étayer ses propos.

Le gouvernement reste sourd au mécontentement populaire qu’ont montré les manifestations du 7 février contre le contrat première embauche (CPE) et les derniers sondages d’opinion. Sa seule défense est d’asséner que ce contrat donnera toutes les garanties de sécurité aux salariés concernés. Mais cette affirmation est purement gratuite, le gouvernement ne jugeant pas même bon d’étayer ses propos.

Pour la FCE-CFDT, ce contrat ne fera qu’accentuer la précarité et l’insécurité sociale des jeunes de moins de 26 ans. Qui plus est, cette mesure législative est clairement opportuniste. Elle mise sur l’effet positif qu’elle pourrait avoir à court terme sur le chômage et repousse à 2008, c’est-à-dire après les Présidentielles, ses conséquences négatives. Elle donne aux entreprises la possibilité d’offrir comme seule perspective aux nouveaux entrants sur le marché du travail, un contrat de travail dont la période d’essai est de deux ans. Durant ces 24 mois, les employeurs pourront, à tout moment, renvoyer ces salariés sans en justifier les raisons. C’est pour les entreprises une possibilité d’utiliser cette période aléatoire pour ajuster de façon permanente leurs effectifs. Il leur suffit pour cela d’enchaîner les CPE les uns derrière les autres. Autant dire que c’est un système de flexibilité maximum et d’insécurité permanente pendant cette période qu’ils mettraient ainsi en place.

C’est pourquoi, après le passage en force du gouvernement qui a, contre tous, maintenu son projet de loi, une seconde mobilisation est prévue le 7 mars prochain. La CFDT y sera nombreuse. Car le gouvernement pourrait ne pas en rester là. Pourquoi, après tout, ne pas généraliser ce type de contrat à tous les salariés, sous prétexte de simplifier le Code du travail ? Le CPE deviendrait alors pour les générations futures, le nouveau contrat unique à durée indéterminée, et remplacerait alors le contrat à durée déterminée, le contrat à durée indéterminée actuel, et d’autres. Et ce, pour la plus grande satisfaction du patronat. Car une fois encore, c’est lui qui bénéficie des décisions unilatérales du gouvernement en place, sans que pour autant aucune garantie ne lui soit demandée en retour.

Tout cela milite pour que partenaires sociaux et société civile renforcent leur rapport de force, prennent toute leur place dans la société, et contrent le 7 mars prochain cette mesure opportuniste. Il y va de l’avenir des nouvelles générations.

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