La région Alsace subit de plein fouet les conséquences sociales de la crise écono-mique. Avec plus de 9 % d’emplois détruits dans le secteur de la chimie et la plasturgie, le syndicat FCE doit faire face à de nombreux départs. Son assemblée générale a réuni plus de 60 militants venant de plus de 40 sections syndicales d’entreprises de tous les secteurs. Malgré une situation difficile, le syndicat enregistre de bons résultats aux élections sur son terri-toire (Petroplus, Roquette). Il a aussi stoppé la baisse de la syndicalisation. Les débats ont permis de mettre l’accent sur la nouvelle loi sur la représentativité, sur la santé et la pénibilité au travail. Un débat sur l’avenir du syndicalisme a également permis à tous les militants de prendre en compte les enjeux pour la CFDT des défis à relever. Le syndicat a aussi rappelé que la formation syndicale est une priorité au même titre que le renforcement de ses capacités juridiques pour faire face aux nombreuses restructurations et situations difficiles des salariés du territoire. Enfin, une visite de la miroiterie d’AGS Vertals Nord Est a permis de conclure ces deux jours d’échanges.

L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.
Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.




