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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Plasturgie : des négociations toujours difficiles…

La Commission mixte paritaire de la branche Plasturgie s’est réunie le 23 mai sous la présidence du ministère de l’Emploi. Deux points étaient à l’ordre du jour : les salaires et l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes

La Commission mixte paritaire de la branche Plasturgie s’est réunie le 23 mai sous la présidence du ministère de l’Emploi. Deux points étaient à l’ordre du jour : les salaires et l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

Pour les salaires, la chambre patronale a présenté un nouveau mode de calcul, modifiant la formule en vigueur issue de l’accord du 16 décembre 2004. Chaque cœfficient de la grille serait augmenté en multipliant une valeur par la hausse du Smic. Ces cœfficients multiplicateurs seraient variables selon les cœfficients de la grille et négociés chaque année. Ainsi, avec une hausse du Smic de 3 %, le cœfficient 710 pourrait évoluer de 3 % x A, le cœfficient 720 de 3 % x B, etc. On aboutirait alors à une évolution individualisée des cœfficients de la grille. La FCE-CFDT a, comme les autres organisations syndicales, condamné le non-respect de l’accord de décembre 2004. Et indiqué qu’elle refusait ce type de proposition. Lors de la négociation de l’accord Classifications / Salaires, l’ensemble des organisations syndicales avait obtenu une formule de calcul unique, alors que la chambre patronale voulait déjà une évolution différenciée des cœfficients de la grille. La proposition patronale n’est donc qu’un simple retour en arrière.

La discussion s’est poursuivie sur le projet d’accord Egalité professionnelle entre hommes et femmes. La FCE a critiqué le projet patronal, composé seulement de déclarations d’intention. Elle a réclamé des actions concrètes. Et a revendiqué un droit individuel de formation (Dif) intégral de 20 heures pour les salariés à temps partiel qui sont souvent des femmes, une allocation de formation majorée pour les formations hors temps de travail afin d’aider au financement des frais de garde d’enfants, un budget spécifique destiné à Plastifaf (l’organisme paritaire collecteur agréé) pour bâtir des formations aux changements de métier, la baisse du seuil de 200 à 50 salariés pour la mise en place d’une Commission égalité professionnelle au sein des comités d’entreprise, une formation de sensibilisation élaborée par Plastifaf destinée aux élus et aux directions des Ressources humaines, un guide sur l’égalité professionnelle élaboré en Commission nationale paritaire pour l’emploi. La chambre patronale a refusé d’emblée les propositions concernant le Dif et l’allocation de formation. Elle devrait étudier les autres…

Salaires et égalité professionnelle seront réexaminés à la prochaine Commission mixte paritaire, le 12 juillet.

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