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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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PHARMACIE Industrie pharmaceutique : salaires, un sursaut ?

Après une année blanche en 2012 (zéro augmentation, pas d’accord de branche, aucune recommandation), la négociation sur les salaires minima pour 2013 s’annonçait très difficile...

Après une année blanche en 2012 (zéro augmentation, pas d’accord de branche, aucune recommandation), la négociation sur les salaires minima pour 2013 s’annonçait très difficile.La chambre patronale du Leem avait affirmé, qu’une fois de plus, le niveau des taxes prélevées sur l’industrie pharmaceutique était très élevé dans la Loi de Finances de la Sécurité Sociale 2013 dans un contexte de stagnation du chiffre d’affaires du médicament en France…

A cela s’ajoutait une proposition du Leem « indivisible » pour la réunion du 9 janvier comportant trois propositions en dehors de la revalorisation des minima, à savoir, l’augmentation de quelques points des groupes 1 et 2 de la grille, l’annualisation des minima de branche des cadres (à partir du groupe 6) et la mise en place d’une grille dédiée à la prime d’ancienneté.

D’entrée de réunion, les organisations syndicales unanimes ont rejeté cette approche « indivisible » et ont demandé à traiter prioritairement la revalorisation des minima de la grille. Les deux premiers niveaux sont en-dessous du Smic depuis juillet 2012 avant même la revalorisation du 1er janvier. Après des suspensions de séance, les propositions se sont précisées.

La FCE a proposé une augmentation de 3% de la grille, de porter le plus bas niveau à 1500 €, une revalorisation des points de toute la grille, une mesure plus importante pour les plus bas niveaux de la grille pour 2013 afin de se démarquer du Smic.

Un accord applicable au 1er janvier est finalement soumis à signature. Il comporte plusieurs mesures :
• une revalorisation de 2,2% de la constante (passant à 1396,82 €) ;
• une augmentation de 2% de la variable
(passant à 7,6768 €) ;
• une revalorisation de 3 points des niveaux du groupe 1 et de 2 points des niveaux du groupe 2 ;
• une clause de revoyure au troisième trimestre.

Au final, l’ensemble de ces mesures permettrait d’atteindre un gain de plus de 53€ au groupe 1 de la grille soit 3,8%, un gain de 3,2% pour le groupe 2 et d’environ de 2,1% pour les autres groupes.

Au vu de ces éléments qui reprennent une partie de ses revendications, la FCE-CFDT a décidé de signer l’accord.

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