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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Estelle Delaune, secrétaire fédérale en charge du Pole Transformation de la société s’exprime au nom de la FCE-CFDT sur Octobre Rose

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Peser sur les choix !

Sur le front social, ces vacances 2010 n’auront pas connu d’accalmie.

Sur le front social, ces vacances 2010 n’auront pas connu d’accalmie. Après les manifestations réussies du 24 juin dernier contre la réforme des retraites annoncée par le chef de l’Etat et son gouvernement, après les actions menées par la CFDT en direction des députés et sénateurs tout l’été, nous voici de nouveau plongés au cœur de fortes mobilisations.

Le projet de réforme des retraites est particulièrement injuste. Il ne règle en rien le problème de la pérennisation du financement sur le long terme. Cette question est pourtant essentielle pour redonner confiance aux salariés et aux jeunes générations dans notre système par répartition. La mesure phare du gouvernement, le recul à 62 ans de la possibilité de prendre sa retraite et à 67 ans pour obtenir un taux plein est inacceptable. Tout particulièrement pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes et souvent connaissent les métiers les plus pénibles, pour ceux qui ont eu des carrières accidentées, très souvent des femmes et qui ne pourront bénéficier d’une retraite à taux plein qu’à partir de… 67 ans ! C’est le sens de la mobilisation du 7 septembre.

Si nous appelons de nos vœux à une réforme de fond de notre système de retraite, celle-ci doit se construire avec pour ambition la justice sociale. L’emploi est au cœur de la problématique, celui des jeunes et des seniors dont le taux de chômage est au plus haut et ce, malgré les prémices d’amélioration du marché du travail de ces dernières semaines. La possibilité pour chacun de pouvoir partir à 60 ans doit rester incontournable. De même, les efforts de financement ne peuvent reposer que sur les seuls salariés et imposent de fait d’autres solutions dont la remise en cause du « bouclier fiscal ».

Mais le choix du président de la République et de son gouvernement ne va pas dans ce sens. Leur stratégie et leurs manœuvres politiciennes orchestrées ces dernières semaines pour tenter de détourner la grogne sociale ont remis sur le devant de la scène des thèses sécuritaires, d’autant plus porteuses de graves dangers qu’elles stigmatisent pour l’exemple des populations, comme celles des gens du voyage ou des Roms. La CFDT, en signant « l’appel citoyen » contre la xénophobie et la politique du pilori, a fermement condamné ces pratiques. C’est tout le sens de notre participation au rassemblement citoyen du 4 septembre dernier.

L’emploi, le pouvoir d’achat, la retraite sont les préoccupations majeures des citoyens européens. C’est le sens de l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats à une mobilisation importante le 29 septembre prochain. La relance de la croissance et de l’emploi dans les Etats membres, indispensable à une réforme des retraites plus juste, passe par des choix politiques de l’Union Européenne sur lesquels le mouvement syndical doit peser.

Restons mobilisés !

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