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PAS DE DÉMOCRATIE SOCIALE SANS DROIT DE GRÈVE !

Le 18 février se tient la Journée mondiale d’action en faveur du droit de grève. Organisée annuellement, elle a pour objectif de sensibiliser l’opinion publique à l’importance de ce droit fondamental qui permet aux travailleurs et aux travailleuses de défendre leurs intérêts face aux employeurs, mais aussi, de plus en plus, à leur gouvernement.

À travers cette journée, les syndicats et les organisations de défense des droits des travailleurs rappellent que le droit de grève est un pilier essentiel de la démocratie et du dialogue social.

Il est le résultat d’un combat de longue haleine du mouvement ouvrier. En 1791, la loi « Le Chapelier », promulguée pendant la Révolution française, interdisait toute association professionnelle et tout arrêt collectif du travail, et il aura fallu près de trois quarts de siècle pour qu’elle soit abrogée avec la loi « Ollivier ». Dans la foulée, la loi Waldeck Rousseau légalisera les syndicats, mais ce n’est qu’en 1946 que le droit de grève sera garanti par la Constitution française, puis inscrit en 2000 dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

Malgré cela, et dans de nombreux pays, des salariés se battent encore pour le faire reconnaître. Selon la Confédération syndicale internationale (CSI), plus de 50 pays restreignent encore sévèrement le droit de grève par des interdictions légales ou des répressions violentes. Ces dernières années, des violations ont été recensées dans plus de 80 pays, allant de la criminalisation des grévistes à la dissolution de syndicats parmi lesquels des cas emblématiques comme la répression des grèves en Biélorussie, en Turquie ou au Bangladesh, où des travailleurs ont été arrêtés pour avoir revendiqué de meilleures conditions de travail.

En France, des projets de loi visant à restreindre le droit de grève sont régulièrement portés par des responsables politiques. Ce fut le cas en 2024 lorsque le Sénat a voté une proposition de loi qui entendait instaurer un quota annuel de jours sans droit de grève pour le personnel des services publics de transport. Cette proposition, qui ne s’est pas concrétisée dans la loi, illustre les pressions politiques pour limiter le droit de grève dans des secteurs dits « sensibles », dont font partie certaines industries du champ de la Fédération Chimie Énergie.

Pour la FCE-CFDT, la grève reste un ultime recours dans un contexte de blocage des négociations, mais il est un droit fondamental de la démocratie sociale à défendre avec la plus grande détermination.

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