Chaque année, le mois d’octobre se teinte de rose. Symbole international, le ruban se porte pendant les 31 jours du mois. Ce rendez-vous incontournable rappelle l’importance cruciale du dépistage précoce du cancer du sein, une maladie qui touche encore une femme sur huit au cours de sa vie.
Le cancer du sein est le cancer le plus mortel pour les femmes, avec 12800 décès par an, alors qu’il peut se soigner s’il est dépisté précocement.
Le cancer ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise. Près de la moitié des personnes diagnostiquées sont actives au moment de l’annonce. Toujours brutal, le diagnostic tombe en percutant la santé mentale, et en perturbant le quotidien.
Face à ce bouleversement, le monde du travail doit être un espace de soutien et de protection, et non une source d’exclusion ou d’anxiété supplémentaire.
Nous défendons pour toutes un accès toujours plus facilité à l’information sur le dépistage afin de libérer la parole vers la médecine du travail et les professionnels de santé. L’entreprise a également son rôle à jouer en encourageant le dépistage.
Nous devons aiguiser notre vigilance sur les conditions de travail afin qu’elles n’aggravent pas les risques et que la charge mentale ou physique soit adaptée à chaque situation.
Trop de femmes subissent une double peine : la maladie et la précarisation professionnelle. La FCE-CFDT défend des aménagements de postes réels, des temps partiels thérapeutiques respectés et un accompagnement bienveillant lors de la reprise.
Autour de la santé, la solidarité n’est pas une option. Ce mois-ci, portons le ruban rose avec fierté, mais transformons surtout cette prise de conscience en osant porter ce sujet afin d’obtenir des accords d’entreprise concrets.
Pour la FCE-CFDT, cet engagement va bien au-delà du symbole : il s’inscrit pleinement dans notre combat quotidien pour la santé au travail et la justice sociale.
Faisons d’« Octobre rose » un véritable levier d’action. La FCE-CFDT continuera de porter la prévention, le droit à la santé et le maintien dans l’emploi pour que la maladie ne soit jamais synonyme d’exclusion professionnelle.





