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MIEUX PARTAGER LA RICHESSE : UNE EXIGENCE SOCIALE, UNE URGENCE DÉMOCRATIQUE

Dans le modèle de progrès social porté par la FCE-CFDT, l’exigence d’un juste partage des richesses reste plus que jamais d’actualité.

Au cœur de notre histoire sociale, cette revendication a permis des avancées concrètes par la négociation collective sur les salaires, le temps de travail, la participation… sans jamais épuiser la question.

L’accord national interprofessionnel du 10 février 2023, signé par la CFDT, a ouvert de nouvelles perspectives, notamment en étendant aux entreprises de 11 à 49 salariés l’accès à la participation, à l’intéressement et à la prime de partage de la valeur. Cependant, il tarde à se mettre en place, et la FCE-CFDT rappelle que même si ces avancées sont utiles, et parfois nécessaires, elles ne doivent pas masquer l’essentiel : aucun dispositif ne doit se substituer au salaire, seul composant pérenne de la reconnaissance du travail accompli, et garant de la solidarité intergénérationnelle à travers les cotisations sociales.

Dans de nombreux secteurs du champ de la FCE-CFDT, les résultats économiques ne se traduisent pas toujours par des avancées concrètes pour les salariés. Souvent les hausses de salaires ne suffisent pas à compenser l’inflation, les dispositifs de partage de la valeur sont trop limités, et la reconnaissance du travail réel se heurte encore à des logiques financières de court terme.

Ce déséquilibre se retrouve en premier lieu dans les inégalités entre les femmes et les hommes. À travail de valeur égale, les écarts de rémunération persistent. Pour la FCE-CFDT, mieux partager la richesse, c’est aussi faire de l’égalité salariale une réalité effective.

L’obligation de transparence salariale marquera à cet égard un tournant. Sous réserve d’être bien transposée, elle rendra visibles les écarts et donnera des leviers concrets pour négocier et corriger les injustices. Pour la FCE-CFDT, la transparence est donc une condition essentielle pour progresser vers un partage plus équitable de la valeur, car sans données précises, il n’y a pas de négociation loyale.

Face à la montée du populisme, mieux partager la richesse est une urgence sociale et démocratique. Cela suppose des salaires plus justes, un réel partage de la valeur, des aides publiques obligatoirement conditionnées et un dialogue social exigeant.

Parce que la justice sociale se construit dans le dialogue, parce que l’égalité entre les femmes et les hommes doit devenir une réalité, parce que le travail doit permettre de vivre dignement, nous continuerons à agir, négocier et nous mobiliser pour un partage plus juste de la richesse.

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