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Logements : après les « passoires thermiques » l’hiver, les « bouilloires thermiques » l’été

Jusqu’à présent quand on parlait climat et logements, on pensait surtout aux hivers très froids et aux logements dits « passoires thermiques », mais le dérèglement climatique a également montré ses impacts sur les logements, lors des fortes chaleurs.

Jusqu’à présent quand on parlait climat et logements, on pensait surtout aux hivers très froids et aux logements dits « passoires thermiques », mais le dérèglement climatique a également montré ses impacts sur les logements, lors des fortes chaleurs.

Dans les deux cas, un même constat, des logements très mal isolés, voire vétustes, dont les occupants subissent lourdement les conséquences de ce climat en plein bouleversement, et qui ne font que s’amplifier.
En effet, si l’épisode caniculaire de 2003, ou celui de 1976, dit historique, ont été qualifiés d’exceptionnels, peut-on encore parler d’exceptions alors que, depuis 2017, la France est touchée, tous les ans, par des épisodes de fortes chaleurs, voire de canicules ?
En 2026, ce sont trois épisodes de canicule successifs qui ont frappé le pays. Aucune région n’a été épargnée, avec parfois des températures dépassant les 40 °C durant plusieurs jours. Ce qui était qualifié d’exceptionnel n’est-il donc pas en train de devenir la norme ?
Pour la FCE-CFDT, face à ce constat, il est urgent de réagir, car le dérèglement climatique et ses impacts sont maintenant partagés par tous, y compris par nos dirigeants. La question n’est donc plus, « va-t-il encore y avoir des canicules ? », mais « comment s’y préparer ? », notamment pour les plus exposés.
Pour les périodes de grand froid, il a fallu passer par une loi pour imposer certaines mesures visant à protéger les plus démunis. Seule une loi a également permis de réaffirmer le droit des personnes handicapées ou, plus largement, à besoins spécifiques, de bénéficier d’adaptations pour pouvoir vivre décemment, au même titre que n’importe quel citoyen.
Il est urgent qu’une loi vienne maintenant protéger les plus exposés à ces périodes de grandes chaleurs. Les foyers les plus modestes, majoritairement locataires, sont souvent les plus impactés, car, d’une part, le coût d’adaptation de leurs logements est élevé et, d’autre part, les travaux d’adaptation et/ou d’isolation dépendent du bon vouloir de leurs propriétaires.
Malheureusement, les mal-logés ne peuvent donc que subir et sont souvent dépourvus de moyens pour faire face à ces conditions climatiques extrêmes. Sans oublier les sans domicile fixe qui ne trouvent pas de lieux pour les accueillir ou les héberger durant ces périodes.
Ceux qui subissent l’hiver, subissent également l’été. Canicules, grands froids, en matière d’habitats ou d’hébergements, malheureusement, même constats et mêmes conséquences, y compris en matière de santé publique, car un logement mal isolé est également une source de problèmes de santé pour ses occupants.
Pour les plus fragiles, le logement devrait pourtant être un espace où ils se sentent protégés et non un lieu qui vient accentuer les risques. Or, ce dérèglement climatique amplifie non seulement les inégalités, mais également les risques sanitaires.
Pour la FCE-CFDT, il faut urgemment imposer des travaux d’isolation et d’adaptation des logements, rapidement construire des logements abordables, étendre le dispositif d’encadrement des loyers et faciliter la réquisition des logements et des locaux vacants.

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