Le 25 février, la FCE-CFDT a présenté l’accord de méthode signé chez Albéa Tubes France. Animée par le pôle Transformation industrielle (Sébastien Michel, Benoit Dal Ferro, Francisco Martinez), accompagné d’Odile Chagny (IRES), de Charles Parmentier (Confédération CFDT) et de David Nicolay, secrétaire général du Syndicat Lorraine à l’initiative du texte, la conférence a montré comment cet accord fait sortir l’intelligence artificielle (IA) du seul prisme technique pour la replacer au cœur du dialogue social.
Signé le 3 février 2026, cet accord pionnier, et à ce jour unique, encadre socialement l’intelligence artificielle. Proposé, construit par la CFDT et négocié à l’unanimité, il vise à faire de l’IA un levier de progrès, plutôt qu’un outil de substitution.
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ondé sur le respect des salariés, il propose une nouvelle façon de dialoguer avec l’employeur grâce à ses trois piliers : la transparence, avec un registre des systèmes d’IA accessible via la BDESE et conformément aux exigences européennes ; la primauté humaine, garantissant la compétence et le droit de contester ou d’annuler toute décision algorithmique, et la maîtrise des « projets majeurs », imposant la consultation du CSE, entre autres, en cas de suppression d’emploi, de formation lourde, de management algorithmique ou de modification contractuelle.
Inspiré du projet DIAL-IA, cet accord instaure un dialogue social continu intégrant santé au travail, prévention des risques psychosociaux, évaluation environnementale et protection des données personnelles, afin de passer d’une IA « subie » à une IA « discutée », où innovation et protection avancent de concert.
Il ne reste maintenant plus qu’à le mettre en place et à former les négociateurs pour qu’ils puissent, à leur tour, le défendre et l’imposer dans leurs entreprises.





