Alain Hazeman fait partie de ces crus d’exemption qui poussent sur les terres argilocalcaires de Lorraine. Il fait partie de ces militants de la première heure, assidu et fidèle, toujours prêt pour un « oui » à l’organisation. Aujourd’hui, après de bons et loyaux services rendus à la Fédération comme à l’UFR, entre autres, il tire sa révérance pour laisser, comme il dit, la « place aux jeunes ». Retour sur un parcours atypique, d’un militant hors pair, à citer en exemple…
Alain, tu fais partie de ces militants engagés de longue date, peux-tu nous parler de ton parcours syndical ?
J’ai adhéré à la CFDT en juillet 1974 au Syndicat Sidérurgie Nord Lorraine. La CFDT étant majoritaire dans la sidérurgie, et mes valeurs correspondaient à celles de la CFDT. En 1979, je quitte la Sidérurgie un vendredi, et le lundi, je suis embauché à la centrale EDF de La Maxe. Contacté par la CGT, j’ai refusé, et j’ai prolongé mon adhésion CFDT à EDF.
– En 1982, j’ai été contacté pour les élections CMCAS où j’ai été élu au conseil d’administration de la CMCAS de Metz, qui est toujours majoritairement CFDT depuis 1946. J’y suis devenu correspondant SLV détaché à 70 %, et élu secrétaire général de la CMCAS.
– En janvier 1984, je deviens permanent en siégeant dans les instances suivantes : CMP (ex-CSE), CMCAS (ASC), CRL EDF (comité régional de liaison EDF).
– En décembre 1988, l’équipe CFDT de la centrale de Cattenom me sollicite pour une mutation syndicale, dès janvier 1989. Ma mission est la gestion des adhérents, et je suis élu au conseil syndical DEGS de Thionville.
– En 1993, je commence mes activités syndicales au niveau national dans le réseau trésorier de la Fédération générale de l’Énergie (FGE).
– En 1995, mise en place de l’union régionale syndicale (URS) Grand-Est, j’en deviens le trésorier. Puis, je passe SG DEGS de Thionville et je siège au conseil fédéral de la FGE. Je participe aux groupes de travail pour la fusion FGE et FUC.
– En 1997, au congrès de Lyon, la fusion est actée, et la nouvelle Fédération Chimie Énergie (FCE) est née. Je suis élu comme trésorier du nouveau syndicat de Lorraine, avec la gestion du logiciel Gessy.
– En 2005, je prends ma retraite professionnelle, mais pas syndicale. Je deviens l’animateur de l’UFR, et chargé de mission pour la Fédération au secteur Organisation.
– En mars 2006, j’entre au conseil de l’UCR pour l’UFR FCE, et au congrès de Saint-Etienne, en 2007, je suis élu au bureau national des retraités.
– En 2019, je quitte mon poste d’animateur de l’UFR, mais je reste au bureau.
-En juin 2025, je démissionne du bureau national de l’UCR, mais je conserve une mission jusqu’en 2027 pour l’organisation du prochain congrès UCR, à Dunkerque.
Alain, aujourd’hui, tu quittes les instances nationales, mais je crois que tu restes impliqué localement. Tu as eu un beau parcours de militant et plus de 50 ans de fidélité à la CFDT.
Aujourd’hui, en tant que « Sage », quel message peux-tu donner aux jeunes qui s’engagent dans la CFDT ?
Ce que je veux dire à ceux qui rejoignent la CFDT, c’est qu’ils ont fait le bon choix. Nous sommes une organisation qui sait négocier, à l’écoute de ses adhérents, et surtout qui est une école formidable.
Je dis merci à la CFDT pour tout ce qu’elle m’a apporté en termes de connaissances, de relations et d’amitiés.





