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Le CSE au service de l’action économique

Le point fort de cette formation est le binôme des animateurs ultra-compétents qui se mettent au niveau de chaque participant, sachant répondre à chaque question. » (Participant formation Eco – FenêtréA – décembre 2023) La formation « CSE Eco » s’adresse aux membres de CSE pour leur donner les outils nécessaires à leur mandat, dans ses dimensions juridiques, économiques et financières. à Idéforce, on ne lésine pas sur la qualité… Rencontre avec Stéphane Costagliola et Gérard Masse, deux animateurs « Qualiopés ».

Le point fort de cette formation est le binôme des animateurs ultra-compétents qui se mettent au niveau de chaque participant, sachant répondre à chaque question. » (Participant formation Eco – FenêtréA – décembre 2023) La formation « CSE Eco » s’adresse aux membres de CSE pour leur donner les outils nécessaires à leur mandat, dans ses dimensions juridiques, économiques et financières. à Idéforce, on ne lésine pas sur la qualité… Rencontre avec Stéphane Costagliola et
Gérard Masse, deux animateurs « Qualiopés ».
MAG FCE : Bonjour, pouvez-vous vous présenter rapidement ?
Gérard : J’ai été pendant huit ans dans la Marine nationale avant de travailler trente-neuf ans chez Arkema en tant que chef de quart, où j’ai participé à la création de la SSE dans l’établissement de Marseille. Puis, j’ai été durant environ quinze ans conseiller prud’hommes, tout en étant animateur pour l’URI Paca.
Stéphane : Je suis docteur en économie, et depuis 2008, je travaille chez Idéforce où j’ai en charge la formation Eco. J’interviens également sur des expertises à vocation économique, des études annuelles sur des thématiques diverses, des analyses sectorielles sur les 8 branches de la FCE. Je réalise aussi la mise à jour des modules de formation.

MAG FCE : Quelles sont tes motivations en tant qu’animateur Eco ?
Gérard : L’Eco, c’est un peu la condition sine qua non pour qu’une entreprise existe, perdure. Alors, il faut donner aux élus les clés de lecture pour être à la hauteur, pour comprendre, anticiper, afin de discuter à armes égales avec la direction. D’où l’importance pour les nouveaux élus de se former.
Stéphane : Permettre aux élus d’exercer pleinement leur mandat, car beaucoup n’ont pas d’expérience et ne maîtrisent pas bien les aspects juridiques, économiques… qui sont abordés dans le cadre des formations. Ce qui m’intéresse, c’est la transmission des savoirs, outiller les militants, leur faire comprendre que des choses sont possibles, démystifier notamment les problématiques économiques et comptables. Leur montrer que l’on peut analyser des comptes sans être expert, et que nombre d’éléments peuvent être exploités syndicalement pour appuyer les revendications.

MAG FCE : Comment devient-on animateur Eco ?
Stéphane : Avant tout, il faut beaucoup de motivation. Au sein d’Idéforce, il y a un cycle d’intégration pour les animateurs, qui est plus spécifique pour la formation Eco. D’abord, je leur présente les différentes séquences du module, durant deux jours, puis « l’apprenti » part en
observation pendant cinq jours avec un binôme d’animateurs aguerris, et, au bout de ces 5 jours, il peut intervenir. Le but, c’est qu’il se fasse une idée de la façon dont les séquences sont animées, le type de questions auxquelles il devra répondre, et comment gérer les relations avec les élus. On passe du prescrit au réel… puis il se lance dans le grand bain.
Gérard : On devient animateur Eco en s’appropriant le module et ses évolutions, et en étant à l’affût des informations qui parlent des entreprises, de leurs stratégies. En étant iconoclaste, en pensant que nous pouvons « comprendre » la langue des chiffres, la langue des employeurs.

MAG FCE : Comment prépares-tu ton animation ?
Gérard : En relisant le module, encore et encore, car même si on a l’habitude de l’animer, c’est toujours important de s’y replonger. Les échanges avec les autres animateurs sont aussi essentiels, comme les montées en compétences, avec un travail qui peut être axé sur une séquence en particulier.
Stéphane : Pour moi, c’est un peu spécial, car j’ai toute la partie ingénierie, c’est-à-dire qu’avant toute formation, je récupère les comptes des entreprises des stagiaires pour adapter les données de comptabilité, ce qui permet de les sensibiliser un peu plus que si on leur montrait des comptes lambda. Je suis le seul à le faire. Une fois que j’ai la liste des stagiaires et des entreprises, je récupère les comptes que j’intègre dans le module. On fait des visio avec les animateurs pour discuter des comptes qu’ils vont présenter. A part ce travail, je relis en amont le module, histoire de voir si j’ai toujours toutes les séquences en tête.

MAG FCE : Que peut apporter cette formation aux élus ?
Stéphane : Des outils, car ils sont souvent désemparés ou en difficulté face à des directions qui ne respectent pas systématiquement la législation. En formation, ils découvrent énormément de leviers d’action, notamment au travers de la réglementation, que ce soit les informations, les expertises, les droits d’alerte, le contenu de la BDESE. La formation a un rôle fondamental dans la prise en charge de leur mandat. Aujourd’hui, on a de jeunes élus qui se retrouvent face à une direction qui les « balade », qui fait passer ce qu’elle veut. Du coup, on perd en efficacité, on a des difficultés à porter nos revendications. C’est pourquoi on incite les élus à faire un maximum de formations, pour acquérir des compétences.
Gérard : Cette formation leur apporte un éclairage. Comme l’a dit Stéphane, souvent les élus ne savent pas où aller chercher alors qu’ils ont tout à portée de main. Notre rôle, est de les aiguiller en leur donnant les outils adéquats pour pouvoir réagir face à la direction, en leur donnant confiance dans leur capacité à parler la même langue que la direction.

MAG FCE : Est-ce qu’une animation t’a marqué en particulier ?
Gérard : Je dirai que toutes les formations sont marquantes… en bien ou en mal. La dernière, en Bretagne, chez FenêtréA, a été particulièrement riche. Néanmoins, toutes les formations ont leurs particularités, leur « personnalité », toutes laissent des souvenirs, des envies de continuer le combat.
Stéphane : Une animation avec Gérard, à l’Ademe, où, une fois la formation terminée, les élus ne voulaient plus partir et nous ont demandé de continuer à répondre à leurs questions sur le Code du travail. Sinon, j’ai eu de la chance, car toutes mes animations se sont bien passées. Sauf peut-être une durant laquelle une militante s’est mise à pleurer…

MAG FCE : Justement, comment gère-t-on ces situations ? Est-ce que le fait d’être en coanimation est important ?
Gérard : Oui, parce qu’à ce moment-là tu peux avoir une certaine réaction que l’autre animateur va venir compléter. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas des professionnels en psychologie et que le fait d’être épaulé par son coanimateur est essentiel.
Stéphane : A l’époque, il y avait des psychologues du travail, c’était dans leurs cordes. Là, tu réagis comme tu peux. Tu essaies de réconforter, de rassurer, de relativiser, mais ça reste compliqué, car on n’est pas formé à ça.

MAG FCE : Que te procure le fait d’animer ?
Stéphane : Beaucoup de plaisir, je suis toujours heureux de partir animer parce que j’ai l’impression d’être utile. Après notre passage, nous laissons des élus mieux armés, notamment face à leur direction, j’ai le sentiment qu’ils ont progressé, qu’ils vont être plus à l’aise dans leurs mandats. Donc, la formation, ce n’est que du plaisir.
Gérard : Je reprendrai ce que vient de dire Stéphane… un immense plaisir. Quand nous voyons les stagiaires découvrir de nouveaux leviers d’action, quand on voit leurs yeux s’illuminer devant les possibilités qui s’offrent à eux… ça marque à jamais. Ce qu’en disent les stagiaires…

 

 

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