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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Le comité national de branche

Le comité national de la branche (CNB) chimie s’est réuni les 29 et 30 octobre à Paris. Les membres ont échangé sur la situation des entreprises de leur territoire,....

Le comité national de la branche (CNB) chimie s’est réuni les 29 et 30 octobre à Paris. Les membres ont échangé sur la situation des entreprises de leur territoire, la mise en œuvre des accords Travail de nuit et Santé au travail. La présentation de la charte des mandatés et la restitution de l’enquête sur les salaires ont clôturé ces deux jours.

La synthèse des tours de table des branches territoriales a révélé la mouvance perpétuelle des entreprises de la chimie : réorganisations, délocalisation des sièges sociaux, développement de la sous-traitance et de l’intérim.

Concernant le dialogue social au niveau des entreprises, très peu de négociations sont engagées. Elles concernent quelques rares accords CASAIC (cessation anticipée des salariés âgés des industries chimiques), la reconnaissance de sites classés “amiante” et le droit syndical. Dans ce dernier cas, il s’agit surtout d’une remise en cause des accords antérieurs ou des usages.

Au niveau de la branche, la présentation de l’accord Travail de nuit a mis en évidence la difficulté à négocier avec une chambre patronale divisée, du fait de son organisation interne et de l’existence de fédérations patronales sectorielles possédant une large indépendance d’action.

Quant à l’accord Santé au travail, sa mise en œuvre dépendra non seulement de l’implication des collectifs sur ce sujet, mais aussi de la reconnaissance, par les directions, des équipes syndicales comme acteurs incontournables. Cela sera d’autant plus ardu que les directions font une application unilatérale de l’accord du 4 juillet sur la sécurité. Car de nombreux points, qui nécessitent de réelles remontées d’informations, restent à mettre en œuvre comme l’identification des postes et des métiers à risques.

La présentation de la charte des mandatés a suscité de nombreux échanges. La place et le rôle des branches territoriales et du CNB dans l’organisation, ainsi que les fonctions des animateurs ont été abordés. Les liens entre les branches territoriales et le niveau national sont à renforcer pour favoriser l’implication de tous et la valorisation de notre action. Les évolutions économiques doivent aussi être mieux appréhendées au niveau de la branche.

La restitution de l’enquête sur les salaires a permis de dresser l’état des lieux de l’application de la convention collective dans les entreprises et de tirer de premiers enseignements pour élaborer un projet revendicatif.

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