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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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L’Europe à la croisée des chemins

Le 9 mai, l’Union européenne (UE) a fêté ses 63 bougies. Facteur de paix, de stabilité et de prospérité depuis plus d'un demi-siècle, l'Union européenne a contribué à élever le niveau de vie des européens...

Le 9 mai, l’Union européenne (UE) a fêté ses 63 bougies. Facteur de paix, de stabilité et de prospérité depuis plus d’un demi-siècle, l’Union européenne a contribué à élever le niveau de vie des européens. Mais aujourd’hui avec la crise, la situation économique, politique et sociale de l’Europe se dégrade, en particulier dans les pays du Sud.

Chypre, la Grèce, l’Espagne ou l’Italie sont durement touchés, et la politique de rigueur, imposée par l’UE, est de plus en plus diffici-lement acceptée par leurs populations. Le nombre de chômeurs dans l’UE ne cesse d’augmenter. Avec plus de 26 millions de personnes sans emploi, le taux de chômage s’élevaità 10,9% en février 2013. Mais la carte européenne du chômage est marquée par des contrastes forts : les taux de chômage varient de près de 5% en Autriche et en Allemagne à plus de 27% en Espagne et en Grèce. Derrière cette dure réalité statistique, les gouvernements s’inquiètent de la situation des jeunes. 23,5% des moins de 25 ans sont ainsi à la recherche d’un emploi dans l’Union européenne, soit 6 millions de personnes. En Grèce et en Espagne, plus d’un jeune sur deux est à la recherche d’un emploi.

Ce contexte social et économique engendre la perte de confiance de nombreux citoyens européens. En France ils ne sont que 38% à considérer l’Europe comme une source d’espoir, alors qu’ils étaient 61% en 2003. Le vote de défiance des Italiens lors de leurs dernières élections, la montée de l’extrême droite et des populismes, les manifestations à Chypre ou en Espagne révèlent que l’Europe cristallise la colère des populations dans les pays soumis à des plans d’austérité devenus insupportables. Aujourd’hui, l’intransigeance d’Angela Merkel et l’approche des élections, en septembre, des députés fédéraux en Allemagne paralysent les initiatives en faveur d’une relance de la croissance.

La Commission européenne a placé l’année 2013 sous le signe du dialogue, des droits des citoyens et du débat sur le futur de l’Europe. Les élections européennes en 2014 doivent être une opportunité pour nos dirigeants européens de montrer leur volonté de relancer la croissance en Europe et d’agir sur le chômage, notamment des jeunes. Plus d’un demi-siècle après sa création, il est temps de repréciser le projet européen, d’affirmer la nécessité d’une Europe politique et volontaire, riche de sa diversité mais forte de son unité.

L’Europe de demain doit se construire aujourd’hui avec ses citoyens, et plus particulièrement ses jeunes.

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