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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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L’apprentissage, clé de réussite de l’insertion professionnelle des jeunes

L’apprentissage a été créé en France dans les années 1920, dans la continuité de la tradition ancienne du compagnonnage...

L’apprentissage a été créé en France dans les années 1920, dans la continuité de la tradition ancienne du compagnonnage. Il a pour objectif de permettre aux jeunes d’accéder à une qualification professionnelle reconnue, en alternant des périodes en centre de formation avec des périodes d’emploi en entreprise. Son objectif est de rapprocher les besoins des entreprises des compétences des jeunes. Il est depuis 1971 encadré par un contrat de travail, dont le contenu a évolué au fur et à mesure de la législation.

Le nombre d’apprentis a longtemps été en progression, passant de 160 000 dans les années 1970 à près de 420 000 aujourd’hui. Il est en stagnation, voire en baisse ces dernières années. La nature des formations a elle aussi évolué, passant d’un niveau de CAP à des formations plus élevées. Un apprenti sur deux a aujourd’hui un niveau post bac. Mais l’apprentissage conserve encore de nos jours une image négative dans la société française. Alors que, à l’exemple de l’Allemagne, il est tout à fait valorisant de faire un apprentissage dans l’industrie pour y exercer un emploi de qualité, on considère encore trop souvent dans notre pays qu’il reste la voie de ceux qui n’ont pas réussi dans les études universitaires. Pour autant les chiffres sont là, les jeunes accèdent plus facilement à un emploi au sortir de l’apprentissage, ils sont mieux formés et plus à même d’occuper rapidement un emploi en entreprise.

Dans le contexte actuel de taux de chômage des jeunes, le gouvernement vient de lancer une concertation sur une réforme en profondeur du système. Pour la CFDT, elle est nécessaire si l’on veut réellement développer l’apprentissage. La réforme doit placer le jeune au cœur du dispositif en responsabilisant l’entreprise. Le statut de l’apprenti doit être valorisé.  Il doit ainsi être accompagné tout au long de son parcours, en amont dans le choix de son orientation, pendant la formation avec un suivi pédagogique de qualité, avec aussi une aide au logement et à l’issue de la formation un accompagnement vers la recherche d’emploi.

Pour la FCE-CFDT une coopération entre l’ensemble des acteurs est impérative pour réussir cette réforme. Les entreprises tout d’abord sans lesquelles rien ne sera possible. Les centres de formation des apprentis, l’éducation nationale, les branches pour anticiper les besoins en compétences dans les secteurs professionnels et les Régions pour les attentes des entreprises dans leurs territoires. L’avenir de notre jeunesse mérite bien cette mobilisation !

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