A la croisée de l’engagement syndical et politique, Chloé Caillé incarne une jeunesse déterminée à croire en l’avenir. Militante reconnue du Syndicat Centre-Val de Loire, elle a su, grâce à ses compétences, se créer une place au sein du réseau RIM (risques industriels majeurs), avant de rejoindre, depuis peu, le Groupe Jeune’s fédéral. Sa priorité : montrer que les jeunes sont la pierre angulaire de la CFDT, et que notre futur, militant et altruisme, ne pourra s’écrire sans eux.
MAG FCE : Bonjour Chloé, comment as-tu connu la CFDT ?
J’ai fait toute ma carrière à EDF, d’abord comme formatrice Qualité sûreté
nucléaire, puis en ingénierie sûreté. En arrivant à Tours en 2017, j’ai rencontré Delphine Glachet et l’équipe CFDT locale. Leur bienveillance et leurs pratiques m’ont marquée et m’ont donné envie d’adhérer, d’abord pour les remercier. Après un aléa professionnel, j’ai découvert un militantisme qui me correspondait vraiment. Le contexte politique, notamment l’élection de Trump en 2024, a renforcé mon envie de m’engager. Quand un poste de déléguée syndicale s’est libéré, j’ai pris le temps de réfléchir avant d’accepter le mandat, en mars 2025. J’y ai vu une vraie cohérence avec mes compétences et mes valeurs.
MAG FCE : Comment es-tu devenue référente Jeunes ?
Je me suis toujours intéressée aux questions de jeunesse et de communication. Notamment, dès ma prise de poste en tant que déléguée syndicale, je cherchais à comprendre pourquoi les jeunes sont souvent éloignés du syndicalisme, ce qui d’ailleurs était mon cas. Au vu de ma curiosité et
de mon enthousiasme, Sandrine Blin (secrétaire générale du syndicat) m’a proposé cette mission de référente Jeunes, que j’ai acceptée avec joie.
MAG FCE : Quel est ton rôle au sein du Groupe Jeune’s de la FCE ?
Pour l’instant, je n’ai participé qu’à deux réunions, mais j’ai trouvé un collectif très ouvert, où chacun peut s’exprimer librement et apporter ses idées. Le rôle du Groupe est de partager, de réfléchir et de produire autour de certaines questions, comme, pourquoi on s’engage à la CFDT ? Comment on peut sensibiliser les moins de 35 ans ? ou encore, quelles bonnes pratiques peut-on diffuser ? Le principal défi reste le manque de temps et de visibilité, car le Groupe est encore récent. Pour y remédier, nous sommes d’ailleurs en train de travailler à la création d’un outil de communication pour mieux nous faire connaître et permettre aux jeunes de se projeter dans l’engagement et de nous rejoindre.
MAG FCE : Selon toi, comment convaincre les jeunes d’adhérer… de militer ?
Avant de convaincre, il faut comprendre. J’ai proposé de mener une enquête auprès des jeunes, qu’ils soient adhérents ou non, pour identifier leurs
attentes, leurs freins et leurs motivations. C’est une démarche utile à double titre puisqu’elle nous aide à mieux cibler nos actions et à montrer que la CFDT s’intéresse réellement à eux. Il faut aussi garder en tête qu’il n’existe pas une seule jeunesse, et que les attentes diffèrent fortement selon les profils, entre jeunes cadres et jeunes en milieu industriel, par exemple.
MAG FCE : Un sujet qui te tient particulièrement à cœur ?
Deux sujets me mobilisent particulièrement. D’abord, la lutte contre les idées d’extrême droite, qui est un enjeu important pour le syndicalisme. Et l’international. Les problématiques sociales dépassent les frontières, et la solidarité doit se penser à l’échelle européenne et mondiale. Je suis d’ailleurs positivement surprise par la qualité de la communication de la CFDT sur ces sujets, subtile et très sensible. À chaque fois, cela me conforte sur mon appartenance à la CFDT et sur ce que je voudrais et pourrais y apporter.
*Ambrose Bierce, Le Dictionnaire du diable




