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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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International Le dialogue social en Europe

Organisé en Turquie par l’ICEM avec le soutien des affiliés hollandais de la FNV, le cycle de formation consacré à la syndicalisation et au dialogue social s’est poursuivi avec une nouvelle participation de la FCE...

Organisé en Turquie par l’ICEM avec le soutien des affiliés hollandais de la FNV, le cycle de formation consacré à la syndicalisation et au dialogue social s’est poursuivi avec une nouvelle participation de la FCE.

Réunis durant deux jours à Silivri, dans la partie « européenne » de la Turquie, quelque 80 délégués ont participé aux débats animés par l’ICEM, notre fédération mondiale de la chimie, de l’énergie et des mines. C’est l’un des dix rendez-vous du projet qui a pour objet de mieux faire connaître les différentes réalités du dialogue social et de la syndicalisation en Europe. Ce sont environ 500 délégués turcs qui auront été mobilisés aux quatre coins du pays.

La situation française a été exposée par la FCE. Puis l’Allemagne, l’Espagne, les Pays-Bas, le Canada et, bien évidemment, la Turquie ont décrit leurs réalités.

Une occasion pour tous les participants de mieux appréhender les différences existantes entre les pays. Ainsi, les choses sont devenues plus claires quant aux rôles et attitudes des acteurs : les syndicalistes, les directions d’entreprises, les responsables de branches professionnelles et les confédérations. La place du Droit international du travail, de l’Etat, du Code du travail et celle des conventions collectives ont été explicitées.

La syndicalisation a aussi retenu l’attention. Ainsi, la nécessité du renouvellement du tissu militant, le constat d’une érosion syndicale et la place donnée aux jeunes dans les équipes syndicales sont des questions partagées dans les différents pays. L’intervention du responsable fédéral turc de la chimie a été remarquée. Il a notamment souligné qu’en Turquie les garanties sociales ne s’appliquent dans l’entreprise que s’il existe un syndicat. Aussi a-t-il fait remarquer, en contrepoint, que la faiblesse du taux de syndicalisation en France ne compromet pas le niveau des garanties assurées par des accords ou dispositions qui s’appliquent à tous !

Pour la FCE, ce déplacement en Turquie a aussi été l’occasion de répondre à l’invitation de l’équipe syndicale solidement implantée chez Zentiva à Lüleburgaz. Il s’agit d’un établissement contrôlé par Sanofi–aventis où la direction locale traite avec mépris les représentants des salariés. Avec les délégués du site, la FCE a décidé de poser réclamation devant la direction du groupe en France. Pour une solidarité sans frontières !

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