Intégrer le risque COVID 19 dans le Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels (DUERP) était un des thèmes à l’ordre du jour du jour du CDF en visioconférence, les 5 et 6 novembre 2020.
Cette présentation a exposé l’obligation de l’employeur de transcrire et mettre à jour dans le DUERP, les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs à laquelle il procède en application de l’article L.4121-3 du code du travail.
La prévention du risque professionnel COVID 19, liée aux agents biologiques, implique la mise en place de mesures qui peuvent générer d’autres risques. Ainsi, la mise en place du port du masque peut être une gêne supplémentaire qui accroit les risques liés aux équipements de travail, l’aération des locaux peut provoquer des risques liés à l’ambiance thermique avec des impacts sur la santé des salariés et sur la production, la distanciation sociale peut provoquer des conduites à risques avec, par exemple, le port de charges lourdes ;l’usage du télétravail non choisi peut générer des risques psychosociaux liés à l’anxiété en fragilisant les collectifs.
Le DUERP doit être maintenu à jour avec des décisions prises dans le Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et de l’Amélioration des Conditions de Travail (PAPRIPACT) évalué par le rapport annuel.
Le rapport annuel retranscrit le PAPRIPACT de l’année précédente et établit son bilan. Sa consultation sur la politique sociale est donc cruciale : le CSE rend un avis sur l’action passée, l’action future, et peut donc formuler des propositions de diagnostic comme des mesures de prévention. Il est donc capital d’y faire figurer au sein du rapport annuel, les travaux des représentants de proximité (s’ils existent), des commissions SSCT ainsi que les remontées du terrain inscrites aux procès-verbaux de CSE.
Cette présentation a précisé les actions de l’employeur, celles des équipes syndicales, listé les points de vigilance. Elle a aussi rappelé que, dans cette tâche, les équipes peuvent être accompagnées et formées par Idéforce.
Pour la FCE CFDT, un dialogue social de qualité est une nécessité pour améliorer la prévention et garantir la santé des travailleurs.

L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.
Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.




