La proposition de loi visant à relancer les investissements dans l’hydroélectricité constitue une étape politique majeure après plus de dix ans d’incertitude. Portée par des parlementaires engagés et nourrie par des travaux transpartisans, elle ouvre enfin une perspective claire pour une énergie renouvelable stratégique, pilier de la souveraineté énergétique et de la transition bas-carbone.
Pour la FCE-CFDT, ce texte reprend plusieurs orientations qu’elle défend de longue date. D’abord, la sortie de l’impasse liée à la mise en concurrence des barrages, source d’instabilité juridique et de blocage des investissements. Le passage à un nouveau régime d’autorisation, tout en maintenant les ouvrages dans le domaine public, redonne de la visibilité aux acteurs industriels et sécurise l’exploitation des installations.
La proposition de loi reconnaît également le rôle central de l’hydroélectricité dans l’équilibre du système électrique : production décarbonée, pilotable, indispensable à l’intégration des autres énergies renouvelables. Elle confirme le maintien des opérateurs historiques, justifié par des raisons impérieuses d’intérêt général : sûreté des ouvrages, sécurité d’approvisionnement, gestion de l’eau et protection de l’environnement.
Autre point essentiel pour la CFDT : la sécurisation du modèle social. Le texte garantit le maintien du statut des industries électriques et gazières et la continuité des compétences, conditions indispensables à une exploitation sûre et performante. Il préserve aussi les retombées pour les territoires et la qualité du dialogue avec les collectivités locales.
Cette avancée est le fruit d’un travail collectif. Les parlementaires, à l’origine de cette proposition de loi, ont su écouter les acteurs de terrain et intégrer les apports des organisations syndicales, dont la CFDT, engagées depuis des années pour une hydroélectricité durable, publique, et au service de l’intérêt général.
La FCE-CFDT abordera la suite des débats avec exigence et esprit constructif. L’enjeu est désormais de transformer cette base politique solide en investissements concrets, en emplois de qualité et en bénéfices durables pour les territoires et pour le service public de l’énergie.





