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GEPP CHEZ HUTCHINSON : la CFDT refuse de signer un accord en-deçà du légal

Après plusieurs mois de négociations autour d’un accord de gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP) au niveau national, la liaison Hutchinson de la FCE-CFDT a choisi de ne pas signer. En cause : un texte plus restrictif que le légal sur de nombreux points.

Après plusieurs mois de négociations autour d’un accord de gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP) au niveau national, la liaison Hutchinson de la FCE-CFDT a choisi de ne pas signer. En cause : un texte plus restrictif que le légal sur de nombreux points.

Le projet d’accord soumis à signature s’apparente à un « accord fourre-tout » qui contient des mesures, mêlant retraite progressive, mobilité ou encore télétravail, sans avancées significatives, voire en restreignant considérablement les dispositions légales existantes.

Dès l’ouverture des discussions, les équipes CFDT chez Hutchinson ont porté des revendications claires, construites et ambitieuses. Mais au fil des échanges, ces propositions n’ont été ni retenues, ni même étudiées.

Le point de rupture est notamment venu des dispositions proposées sur la retraite progressive : sous couvert d’une générosité affichée de prendre en charge les cotisations des ouvriers à 50% de temps partiel sur la base d’un salaire à 100%. Il enlève tous les autres avantages du légal pour les ouvriers :

  • choix d’un temps partiel entre 40% et 80%;
  • possibilité d’un retour à un temps plein;
  • poursuite du dispositif après l’ouverture des droits à la retraite (soit au-delà des 2 ans proposés) ;
  • le tout en laissant la possibilité à l’employeur de refuser la retraite progressive d’un ouvrier qui rentrerait dans le cadre de cet accord et sans le justifier

Pour la FCE-CFDT, il est inenvisageable de valider un accord qui propose des mesures en-deçà du légal. Au-delà d’interroger la qualité du dialogue social au sein de Hutchinson, entité du groupe TotalEnergies, elle interroge sur la décence des employeurs !

La FCE-CFDT salue l’engagement des négociateurs qui ont défendu les valeurs de la CFDT et les intérêts des salariés. Leur engagement constant est indéniable, mais reste inaudible par la direction. Cela peut, et doit, changer au travers d’un nouvel écho : le soutien des travailleurs par leurs votes lors des élections à venir !

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