En 1999, le syndicat chimie énergie Lorraine, en lien avec la FCE, a décidé de soutenir M. Plouhuinec, père de trois enfants et malheureusement veuf, dans l’action qui l’opposait à son entreprise EDF.
M. Plouhuinec demandait à sa direction l’application du statut du personnel des IEG qui prévoit pour les agents féminins ayant élevé au moins trois enfants un départ anticipé à condition d’avoir plus de 15 ans de service. La direction d’EDF a toujours opposé un refus catégorique à cette demande.
Le Conseil d’Etat vient de nous donner gain de cause en déclarant que les dispositions du statut national des IEG sur ce sujet sont illégales dans la mesure où elles excluent du bénéfice des avantages qu’elles instituent les hommes ayant assuré l’éducation de leurs enfants. Reste à saisir le tribunal des prud’hommes pour faire appliquer cette décision qui est un pas de plus vers une réelle égalité professionnelle homme/ femme.