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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Des militants se forment pour aider les victimes de l’amiante

L'amiante, c’est 100 à 150 000 morts dans les 20 prochaines années et 50 000 malades par an. La catastrophe sanitaire est donc devant nous. Et la CFDT a le devoir d’agir

L’amiante, c’est 100 à 150 000 morts dans les 20 prochaines années et 50 000 malades par an. La catastrophe sanitaire est donc devant nous. Et la CFDT a le devoir d’agir. C’est pourquoi la FCE-CFDT a initié la mise en place d’un réseau Amiante. Le Comité directeur fédéral de mars 2007 en a validé le principe. Chaque syndicat de la fédération est ainsi incité à mettre en place une équipe de prise en charge des victimes de l’amiante, et de préférence mixte (militants actifs et retraités).

Ces militants doivent d’abord être formés. 14 militants, issus de 7 syndicats Chimie Energie, ont participé à la première session de formation qui a eu lieu les 9 et 10 mai derniers. La démarche proposée, méthodique et progressive, est celle que Marcel Nicolaus, l’un des deux animateurs de la formation, a rôdée en Lorraine : mode opératoire détaillé, boîte à outils, documents types, etc. La première étape proposée aux syndicats est la reconnaissance de la maladie professionnelle. La seconde, l’indemnisation par le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (Fiva). Ces deux étapes, à caractère non juridique, durent au total entre neuf et douze mois. Le syndicat peut décider de s’en tenir là, ou non. Les deux étapes suivantes ont, elles, un caractère juridique : contestation de l’offre d’indemnisation du Fiva, et demande de reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur.

Pour parfaire la formation des militants, ils sont incités à travailler en réseau. Dès la première victime de l’amiante recensée, ils doivent s’accorder sur la marche à suivre avec Marcel Nicolaus. Chaque membre du réseau en est informé ; chacun bénéficiant ainsi de l’expérience des autres.

L’enjeu est maintenant de former tous les syndicats, les aider à se structurer pour informer les militants d’entreprise, de CHSCT notamment, mais aussi de faire savoir notre savoir-faire en organisant des réunions publiques, des permanences d’accueil, etc. D’autant qu’il faut être rapidement opérationnel. Au 1er janvier 2008, la prescription de quatre ans s’appliquera au Fiva. Autrement dit, à cette date, toute maladie professionnelle reconnue avant le 1er janvier 2004 ne pourra plus être indemnisée. Déjà, la prochaine formation est programmée. Elle aura lieu les 28 et 29 juin, à Paris.

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