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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Commission paritaire de rentrée : un exercice de style !

Comme après chaque trêve estivale, la première commission paritaire de branche est consacrée à l’agenda social. A savoir, prioriser les thèmes de négociation du dernier trimestre de l’année.

Comme après chaque trêve estivale, la première commission paritaire de branche est consacrée à l’agenda social. A savoir, prioriser les thèmes de négociation du dernier trimestre de l’année.

A chaque rentrée, l’agenda social est à l’ordre du jour de la première commission paritaire de branche (CPB). Il s’agit de
prioriser les thèmes de négociation du dernier trimestre de l’année. Et cette fois encore, l’exercice s’est avéré difficile dans la branche des industries électrique et gazière, tant les thèmes sont nombreux et le calendrier resserré.

La FCE-CFDT a rappelé ses priorités : dialogue social, santé au travail, prévoyance collective, pénibilité au travail et travail des seniors. Elle a exigé la reprise des négociations ouvertes dans le cadre du relevé de conclusions de décembre 2002 sur les retraites (retraite des handicapés, rachat des années d’étude et cotisation retraite à taux plein dans le cas d’un temps partiel). Mais là où les employeurs inscrivent la négociation sur les primes et les indemnités, la FCE souhaite traiter, en lieu et place, les classifications et les rémunérations, son thème de négociation prioritaire.

Les négociations concernant le régime complémentaire maladie devraient elles débuter en novembre et se conclure en décembre. Tous les partenaires sociaux sont d’accords pour examiner avant l’ouverture des négociations (lors d’une CPB en octobre) les chances d’aboutir à un accord. Pour la FCE, cette méthode relève du bon sens. Cerner le périmètre de la négociation, mettre en évidence les attentes des uns et des autres, leurs écarts ou leurs objectifs communs, permettra de déterminer les chances de réussite de la négociation. Et s’il s’avère difficile de trouver une synthèse commune, tant les avis seraient divergents, alors autant renoncer à négocier. Car ce ne sera que reporter pour mieux sauter. La négociation sera de toute façon rendue obligatoire par la mise en faillite du régime, qui devrait intervenir rapidement étant donnée sa santé financière…

Les salaires et les avancements au choix seront eux négociés en novembre. Les institutions représentatives du personnel devraient faire l’objet de négociations d’ici la fin de l’année, en fonction de la lettre de cadrage ministérielle.

La FCE a souvent critiqué le fonctionnement de la commission paritaire de branche. Son constat, partagé par les autres partenaires sociaux, a semble-t-il permis d’apporter un début de solution. La FCE proposera des pistes d’amélioration aux employeurs de la branche, conformément à leur demande.

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