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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Caoutchouc Intense activité sociale chez Michelin

Dès l’annonce des mesures de confinement, le Groupe Michelin a décidé, comme bon nombre d’entreprises du secteur industriel, d’arrêter ses activités de production en France et à travers le monde...

Dès l’annonce des mesures de confinement, le Groupe Michelin a décidé, comme bon nombre d’entreprises du secteur industriel, d’arrêter ses activités de production en France et à travers le monde. C’est dans ce contexte particulier, et pour donner suite à la loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 et de ses ordonnances, que des négociations en visioconférence se sont tenues. La CFDT s’y est engagée et a signé l’accord sur les mesures d’urgence.

Cet accord permet à l’entreprise d’imposer aux salariés jusqu’à 14 jours de congés, ou de repos, entre le 16 mars et le 30 avril. En contrepartie, la CFDT a obtenu le maintien d’une rémunération acceptable (environ 90 % du salaire net) pour l’ensemble des salariés des sites industriels et tertiaires dans le cadre du chômage partiel, une reconnaissance pour les salariés qui travaillent sur site pendant la période de confinement, la validation des congés d’été, le maintien en 2020 d’un accord d’intéressement pour tous, une solidarité et une équité entre les secteurs tertiaire et industriel dans cette période difficile.

La CFDT a demandé par ailleurs qu’un geste significatif soit fait tant sur la rémunération des dirigeants ainsi que sur la suppression des dividendes versés aux actionnaires pour 2020. En réponse, la direction a réduit de 10 % le salaire des dirigeants, et a baissé les dividendes de 3,85 à 2 €. La CFDT Michelin juge ces mesures insuffisantes, en regard des efforts demandés aux salariés du Groupe. Les équipes CFDT Michelin s’engagent à accompagner tous les salariés dans la reprise d’activité qui se profile dans les jours à venir. •

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