Nos partenaires

TROUVEZ LE SYNDICAT LE PLUS PROCHE DE VOUS

BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL : UN CHANGEMENT D’ORGANISATION À CONSTRUIRE

La Journée internationale du bien-être au travail, célébrée chaque année le 2e samedi de juin, trouve son origine dans le mouvement Global Wellness Day, lancé en 2012 par l’entrepreneure turque Belgin Aksoy Berkin pour promouvoir une vie plus saine. Cette journée est désormais célébrée dans plus de 50 pays. D’abord centrée sur le bien-être global, elle a rapidement pris une dimension professionnelle, portée par l’exigence croissante des salariés d’exercer leur métier dans des conditions qui respectent leur santé, leur dignité et leur pouvoir d’agir.

Pour les travailleurs, cette journée est essentielle : elle rappelle que le bien-être au travail est un droit. En France, près d’un salarié sur deux souffre de détresse psychologique, et 17% sont en situation très grave selon le baromètre Empreinte Humaine 2024. Plus de 2 millions de personnes sont exposées à un risque de burn-out sévère, particulièrement les jeunes et les seniors. À l’échelle mondiale, les risques psychosociaux sont responsables de plus de 840 000 décès par an selon l’Organisation internationale du travail (OIT).

En Europe comme en France, les enjeux sont immenses. L’OIT rappelle que la manière dont le travail est conçu, organisé et managé influence directement la santé et la performance. Charge de travail, autonomie, reconnaissance, transparence des décisions : autant de facteurs qui structurent la qualité de vie au travail. Les conséquences économiques sont lourdes : un salarié désengagé coûte en moyenne 13 340 € par an à son entreprise selon l’IBET1. En France, les difficultés managériales restent un point de tension majeur : selon l’ANACT2, près d’un salarié sur trois estime manquer de soutien, de clarté ou de reconnaissance, alimentant la perte de sens et les risques psychosociaux.

Pour la FCE-CFDT, cette journée rappelle une conviction forte : le bien-être au travail n’est pas un événement symbolique, mais une construction collective et quotidienne. Il repose sur le dialogue social, la prévention, l’organisation du travail réelle, la reconnaissance du travail bien fait et la capacité des salariés à peser sur les décisions qui les concernent.

Cette année, le 13 juin doit être un moment pour rendre visibles les causes invisibles du mal-être, renforcer les collectifs et revendiquer des environnements de travail et un management qui permettent à chacun de se développer, de contribuer et de trouver du sens.

À LIRE AUSSI

Send this to a friend