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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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AIDANTS, MAIS PAS SANS AIDES !

Le 6 octobre, journée nationale des aidants depuis 2010, est dédié à la reconnaissance et au soutien de celles et ceux qui accompagnent au quotidien un proche en situation de dépendance. Elle vise à sensibiliser le grand public et les institutions sur leur rôle indispensable. Famille, amis, voisins : les aidants sont les soutiens très souvent invisibles des personnes âgées, malades ou en situation de handicap.

Aujourd’hui, un tiers des Français est directement ou indirectement concerné par cette réalité, un chiffre en progression. Pourtant, les conséquences de cet engagement sont moins connues : aider un proche dans les gestes du quotidien, assurer ses soins, impacte fortement la santé des aidants.

Sur le plan mental, 31% des aidants négligent leur propre santé et sont sujets à du stress, des troubles du sommeil ou des douleurs physiques. Entre 40 et 70% des aidants développent des symptômes dépressifs, allant jusqu’à une dépression sévère pour 25 à 50% d’entre eux. Physiquement, ils sont deux fois plus exposés aux cardiopathies, cancers, diabète et arthrose que les non-aidants. Une réalité alarmante puisqu’aujourd’hui 60% des aidants sont exposés à un risque de surmortalité dans les trois ans suivant le début de la maladie de leur proche.*

Si leur vie professionnelle est perçue comme un ancrage social nécessaire, elle s’en trouve bien souvent freinée en termes de promotion, de formation et de reconversion. Si près de 50% des aidants ont dû renoncer à une opportunité de carrière, près de 40% craignent de perdre leur emploi, chiffre encore plus élevé chez ceux qui sont parents.**

La FCE-CFDT revendique une reconnaissance pleine et entière du statut de travailleur aidant et sa prise en compte dans le parcours professionnel. Des droits ont été obtenus avec les congés proche aidant, les renforcements et diversification des solutions de répit ou encore l’intégration de la santé des aidants par les médecins. Cependant de nouveaux droits restent à obtenir, par la législation ou par la négociation d’accords de branche ou d’entreprise : l’assouplissement des délais de prévenance pour permettre des absences inopinées, l’aménagement du temps de travail, les dons de jours entre salariés, l’accompagnement psychologique et administratif renforcé des aidants…

Le 6 octobre, la FCE-CFDT ne se contente pas de valoriser les aidants : elle réaffirme son engagement pour une société plus juste, plus solidaire, qui protège celles et ceux qui prennent soin des autres.


* Haut Conseil de la Santé Publique
**Unedic

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