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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Estelle Delaune, secrétaire fédérale en charge du Pole Transformation de la société s’exprime au nom de la FCE-CFDT sur Octobre Rose

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AG des actionnaires de Rhodia

L’assemblée générale du 29 avril était mouvementée et largement médiatisée puisque des actionnaires réclamaient le départ du PDG Jean-Pierre Tirouflet.

L’assemblée générale du 29 avril était mouvementée et largement médiatisée puisque des actionnaires réclamaient le départ du P-DG Jean-Pierre Tirouflet. La CFDT, représentant les salariés actionnaires CFDT, s’est prononcée contre les résolutions. Elle a expliqué en séance sa position.

Pour la CFDT, il s’agit d’une opération de spéculation pure. Les instigateurs veulent récupérer leurs parts et partir. Le vote de ces résolutions entraînerait le démantèlement du groupe et les opposants au P-DG actuel n’ont pas de projet industriel.

De plus, nombre de questions se posent. Quelles connaissances de la chimie et de ses contraintes possède ce groupe d’actionnaires minoritaires ? Au-delà des nouvelles suppressions d’emplois, de la dégradation de la sécurité, des problèmes d’environnement générés par un démantèlement, c’est l’avenir de la chimie française qui se joue. Quelle politique de recherche, quelle innovation, quel développement si un tiers du groupe est vendu uniquement pour un hypothétique relèvement du cours de la bourse ? Mais surtout, quel avenir pour les hommes et les femmes qui, aujourd’hui, font l’entreprise, ses richesses, ses résultats, malgré les difficultés ?

Toutefois, la CFDT ne s’est pas contentée de demander le rejet des fameuses résolutions A et B. Elle s’est aussi adressée à l’équipe dirigeante pour qu’elle mène une autre politique axée sur une stratégie et une vision industrielle plus lisible, plus concrète pour les salariés, les clients, les fournisseurs. Une politique centrée sur un véritable développement durable sur le terrain, dans les ateliers, les bureaux avec la participation active des salariés. Une politique reposant sur une concertation accrue avec les organisations syndicales, basée sur l’écoute et la négociation, avec la présence d’un véritable représentant des salariés au conseil d’administration.

C’est à ces conditions que la confiance reviendra et que l’ensemble des acteurs, salariés, clients et actionnaires pourront, à terme, profiter du redressement de Rhodia.

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