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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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L’égalité des chances, un combat permanent

Considérer les femmes qui travaillent à égalité des hommes qui travaillent, nous impose de remédier aux discriminations dont elles font l’objet...

Considérer les femmes qui travaillent à égalité des hommes qui travaillent, nous impose de remédier aux discriminations dont elles font l’objet. Tout en ne niant pas les mères qu’elles sont ou pourraient être, leur faire endosser à elles seules la responsabilité parentale est la genèse d’un parcours discriminé pour chacune d’entre elles.

L’histoire nous montre que les résistances sont moindres pour faire accepter des conventions visant à protéger la maternité, que pour obtenir la proclamation et, à plus forte raison, l’application du principe d’égalité des salaires entre les sexes pour un travail égal. Alors que la reconnaissance du principe « A travail égal, salaire égal » figure parmi les objectifs que se fixe l’Organisation internationale du Travail (OIT) dès sa fondation en 1919, la convention de l’OIT sur l’égalité des chances et des traitements entre hommes et femmes n’est adoptée qu’en 1951.

Le principe « A travail égal, salaire égal », inscrit dans la législation française depuis seulement 1972, était encore et toujours au centre de la Conférence tripartite sur l’Egalité professionnelle et salariale du 26 novembre dernier. Troisième et dernier rendez-vous social organisé par le gouvernement, cette rencontre aura, pour la CFDT, marqué le début d’un processus dynamique, qui fixe des échéances précises et peut enfin aboutir à des résultats concrets. D’où l’importance, voire l’exigence, d’une politique volontariste en la matière, afin que ce principe devienne enfin partout une réalité.

Si l’égalité des chances entre hommes et femmes a progressé dans de nombreux pays, beaucoup reste à faire dans de multiples régions du monde. Les travaux menés au niveau européen montrent clairement que la qualité des emplois offerts aux femmes constitue l’un des facteurs les plus déterminants pour lutter contre les discriminations dont elles sont victimes.

La CFDT prend toute sa place dans ce combat permanent contre toutes les formes de discriminations subies par les femmes.

La Journée internationale des femmes, désormais célébrée dans le monde entier le 8 mars de chaque année, est là pour nous le rappeler. Relayons cette démarche dans les branches et les entreprises de notre champ fédéral, pour que des accords soient négociés, signés et mis en application, afin de rejeter ce qui reste une inadmissible injustice sociale.

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