Le 19 mai dernier, une quarantaine de militants du Syndicat énergie chimie Ile-de-France (SECIF) se sont réunis afin d’échanger et de débattre sur la question de la souffrance au travail. Afin d’aborder cette question de la manière la plus complète possible, quatre regards complémentaires ont été croisés : celui du juriste, de l’ergonome, du médecin du travail et du syndicaliste. Ainsi, après une présentation du cadre juridique par Maryline Morand, juriste au SECIF, Robert Cottura, ergonome et enseignant, et Marie Pascual médecin du travail, ont exposé les conditions dans lesquelles se déroule aujourd’hui le travail et le rôle des différents acteurs de l’entreprise. A travers trois exemples d’actions syndicales, les participants ont pu échanger sur leur place en entreprise dans la prévention des risques psychosociaux (RPS), en soutien aux salariés confrontés aux pires situations et dans la négociation collective. Pour Marinette Solers, de l’Union régionale interprofessionnelle (URI) CFDT Ile-de-France en charge de la santé au travail, il est essentiel que les expériences menées par les équipes syndicales soient mutualisées afin d’identifier des clés de réussite : aborder les situations par les collectifs de travail, prévoir régulièrement des retours au collectif syndical, travailler avec d’autres partenaires (médecine, inspection du travail, inspecteurs Cram…). Pour ce faire, l’URI Ile-de-France propose à une dizaine d’équipes syndicales volontaires un soutien à la négociation sur les RPS. En complément, la FCE propose des outils d’aide à la prise en charge des RPS et à la négociation. Marylise Léon, déléguée fédérale en charge de la santé au travail a d’ailleurs rappelé l’importance d’inscrire la santé au travail comme sujet de dialogue social tant dans les branches professionnelles que les entreprises. Enfin, les participants ont été invités à s’engager dans le projet du SECIF d’accompagnement syndical pour la prise en charge des RPS. Ce projet prévoit une aide à l’enquête de terrain, à l’analyse des résultats, à la réalisation d’entretiens, etc. La prise en charge syndicale de la prévention de la santé au travail passe bien par la rencontre des salariés, et il est important que l’action syndicale soit bien ciblée : « il faut soigner le travail… pas les salariés ! ». Message reçu, deux sections ont déjà répondu favorablement à l’appel de Didier Lefèvre, secrétaire général du SECIF, pour entamer une action syndicale dans leurs entreprises.

L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.
Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.




