Nos partenaires

A la une

L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

Video_Estelle_Octobre rose 2026

Estelle Delaune, secrétaire fédérale en charge du Pole Transformation de la société s’exprime au nom de la FCE-CFDT sur Octobre Rose

TROUVEZ LE SYNDICAT LE PLUS PROCHE DE VOUS

LES JEUNES : UN ATOUT POUR NOTRE SOCIETE

En 10 ans le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans est passé de 15,5% à 24%, soit un niveau 2,5 fois supérieur à l’ensemble des personnes en âge de travailler...

En 10 ans le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans est passé de 15,5% à 24%, soit un niveau 2,5 fois supérieur à l’ensemble des personnes en âge de travailler. Loin du taux de chômage des jeunes en Grèce ou en Espagne, la France se situe malgré tout dans la moyenne haute des pays de l’Europe qui est de 21,4%, bien loin derrière l’Allemagne, avec (6,7%). En plus d’une difficulté plus importante pour trouver un emploi, les jeunes sont souvent soumis à une flexibilité plus importante avec la multiplication des stages, des contrats d’intérim ou des CDD. La place des jeunes et leur insertion professionnelle dans la société est donc un enjeu politique et sociétal majeur.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation inacceptable. D’une part l’échec scolaire et la sortie trop rapide du cursus de formation initiale avec un taux de chômage des jeunes sans diplômes presque 4 fois supérieur à celui de ceux ayant obtenu un Bac+2. L’inadéquation entre les besoins des entreprises et les diplômes préparés par l’éducation nationale provoquent un décalage entre les compétences acquises par les jeunes diplômés et celles nécessaires pour occuper les emplois vacants.

Les origines et le lieu d’habitation en zone sensible sont recensés comme des difficultés pour s’insérer dans la vie professionnelle, d’autant plus lorsqu’elles se cumulent. Les jeunes d’origine africaine nés en France ont un taux de chômage deux fois plus important que ceux qui n’ont pas d’ascendance migratoire directe.

Pour la FCE-CFDT, il faut tout à la fois agir sur la formation et l’orientation, lutter contre les discriminations et faciliter la mobilité afin d’amener plus de jeunes vers l’emploi et l’autonomie. Il est impératif de rapprocher plus encore le monde de l’entreprise de celui de l’éducation nationale afin d’anticiper au mieux les métiers en devenir. Il est important aussi, de rapprocher les jeunes du monde de l’entreprise en développant les périodes de stage et l’alternance du BEP aux études supérieures. S’il est nécessaire de valoriser cette filière de formation, les employeurs doivent prendre leurs responsabilités en favorisant l’apprentissage et en renforçant l’accompagnement et le statut des stagiaires et des apprentis.

Pour favoriser la mobilité, la FCE-CFDT revendique de rendre l’ensemble des droits sociaux accessible aux moins de 25 ans, y compris le RSA et de développer les aides concernant le transport et le logement pour tous les jeunes en recherche d’emploi.

Les jeunes sont une richesse et un atout pour les entreprises et pour la société. A l’heure où la croissance semble repartir, tout doit être mis en œuvre pour qu’enfin ils accèdent rapidement à l’emploi.

À LIRE AUSSI

C’est à l’occasion du CDF du 1er octobre à Bierville que Catherine Nave-Bekhti, secrétaire nationale confédérale, et Gwendal Ropars, secrétaire confédéral du DOF, sont
Send this to a friend