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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Estelle Delaune, secrétaire fédérale en charge du Pole Transformation de la société s’exprime au nom de la FCE-CFDT sur Octobre Rose

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Individualisme et société

La notion d’individualisme n’est pas nouvelle...

La notion d’individualisme n’est pas nouvelle. Déjà, à la Renaissance, l’individualisme renvoie à une nouvelle manière de vivre et de concevoir sa destinée, de maîtriser sa vie en étant libre et responsable. L’individualisme est alors indissociable de la modernité et de la démocratie. Il signifie que l’individu s’arrache à l’emprise de la communauté et des institutions afin de prendre en main sa propre destinée, qu’il est indépendant, autonome et responsable de ses choix. L’individualisme est alors vu comme facteur de dynamisme et de construction de l’individu, de son émancipation. 

Cette vision de l’individualisme a grandi jusqu’à l’ère industrielle, s’est renforcée avec Mai 68 et cet élan incroyable de liberté où chacun, chacune, pourrait vivre ses rêves dans une société organisée, mais non contraignante. Son rôle serait de garantir les besoins fondamentaux, la sécurité de tous, sans restreindre l’expansion de chacun à devenir ce qu’il aspire à être. Les individus ont délégué à l’Etat et à la négociation entre les partenaires sociaux le soin d’organiser cette possible émancipation personnelle au sein de la collectivité. 

Dans notre XXIème siècle, l’individualisme ne reflète plus l’émancipation d’antan. Dans une société en quête de sens et de cohésion sociale, il relève plus du repli sur soi que du partage de buts et d’idéaux. Pour la FCE-CFDT, « faire société » impose au contraire une adhésion à un projet commun, un partage de buts collectifs qui assurent un avenir à toutes et à tous. Chaque individu peut alors y trouver un intérêt personnel. Les efforts, les contributions de chacun, la solidarité, font alors sens et bénéficient à tous. 

La crise que traversent l’Union européenne et notre pays, montre combien notre société s’est éloignée des problèmes quotidiens et des attentes des citoyens. Les inégalités sont croissantes, vécues pour beaucoup comme de véritables injustices. Mais cette crise peut aussi être une opportunité pour proposer un nouveau modèle de société qui réponde aux défis économiques sociaux et environnementaux, qui assure une place et une reconnaissance à chaque individu. Avec le « pacte du pouvoir de vivre », la CFDT avec d’autres organisations syndicales et de grands acteurs de la vie associative, entend bien contribuer à définir ce nouveau projet commun, à créer un modèle de société qui génère égalité, justice, solidarité et sauvegarde de la terre. Loin d’un individualisme synonyme de repli sur soi et de rejet de l’autre, ce pacte politique, social et écologique est l’occasion pour chaque individu de retrouver toute sa place dans notre société. 

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