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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Estelle Delaune, secrétaire fédérale en charge du Pole Transformation de la société s’exprime au nom de la FCE-CFDT sur Octobre Rose

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Gouverner à deux c’est mieux

En France, les entreprises pourvues d’un Conseil d’administration sont gouvernées selon deux écoles....

En France, les entreprises pourvues d’un Conseil d’administration sont gouvernées selon deux écoles. La première s’en remet à la concentration des pouvoirs sur un seul individu, le Président Directeur Général, et la seconde sépare les principes de décision et d’exécution opérationnelle par la voix du Directeur Général, identifiant bien ainsi les deux fonctions.

La FCE-CFDT porte ce principe comme étant celui le plus approprié en général pour une gestion plus saine de l’entreprise. En effet, si le Président et le Directeur Général sont deux personnes distinctes, elles s’obligent mutuellement à échanger sur d’une part les décisions à prendre, et d’autre part sur la façon de les mettre en œuvre. Si malheureusement ces échanges, parfois, peuvent donner lieu à un spectacle assez déplorable, symbole d’une élite complètement coupée de la réalité de leur entreprise, incapable de mettre leurs égos de côté et de partager le pouvoir, généralement la dichotomie s’opère bien, ce qui permet à l’entreprise d’avancer dans de meilleures conditions.

Pour que l’équation donne ce qu’elle a de meilleur, la CFDT revendique une présence significative des représentants des salariés dans les Conseils d’administration. La grande vertu de cette présence est qu’elle nous permet de mettre en place un nouveau mode de revendication, bien différent des canaux habituels, mais plus aussi en phase avec notre époque. Par sa présence en CA avec des administrateurs parrainés, la CFDT renforce considérablement son influence et ses actions de lobbying en agissant d’une part dans le « lieu suprême » de décision qu’est le Conseil d’administration, et d’autre part sur la mise en œuvre de ces décisions par la voie syndicale habituelle via les IRP, les négociations et le management de l’entreprise. Une CFDT présente à la fois en conseil d’administration et dans l’entreprise devient incontournable.

Pour la FCE-CFDT, il faut aussi convaincre nos adhérents, nos militants, et les salariés des entreprises de la pertinence de la présence d’administrateurs qui les représentent directement, et ce quelque soit leur mode de désignation. L’importance du choix de nos administrateurs conditionne la capacité à travailler de concert avec les équipes syndicales, toujours dans les limites imposées par la loi et les contraintes de confidentialité. Le Pacte du pouvoir de vivre nous invite à œuvrer collectivement pour accentuer cette présence, ainsi qu’à peser pour la généralisation du principe d’une gouvernance à deux têtes dans l’intérêt des salariés et des entreprises.

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