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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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L’avenir de la filière automobile se décide aujourd’hui !

La filière automobile française, incluant la sous-traitance mécanique, la plasturgie, le caoutchouc et le pneumatique compte aujourd’hui 4000 entreprises et près de 400 000 emplois.

La filière automobile française, incluant la sous-traitance mécanique, la plasturgie, le caoutchouc et le pneumatique compte aujourd’hui 4000 entreprises et près de 400 000 emplois. 2,2 millions de véhicules particuliers et utilitaires légers ont été produits en 2019. Seuls 25% des véhicules assemblés sont vendus en France, alors que la filière enregistre un déficit commercial de 13 milliards. Elle a perdu depuis 10 ans plus de 100 000 emplois liés principalement aux délocalisations, aux approvisionnements dans les pays à bas coûts et à l’abandon de la production de petits véhicules sur le territoire national. L’absence de stratégie européenne dans ce secteur, comme dans d’autres, favorise pour beaucoup le dumping social et les délocalisations.

La filière est aujourd’hui confrontée au défi majeur du véhicule 100% électrique en 2035. Pour la FCE-CFDT cela peut aussi, sous certaines conditions, être une véritable opportunité et devenir une réussite industrielle. Il faut avant tout une réelle volonté politique de créer en France et en Europe une filière intégrée de l’automobile : recherche et développement, moteurs, batteries, véhicules, plastiques, caoutchouc, verre… Cela implique donc le maintien d’un certain nombre d’activités, le développement d’autres et aussi la relocalisation de productions nécessaires à l’ensemble de cette filière « made in France ».

La restructuration de l’appareil productif sera dans les mois et les années à venir conséquente pour toutes les entreprises de la filière. Elle oblige un accompagnement des prestataires et des sous-traitants par les entreprises donneuses d’ordre et un financement public à la hauteur des enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Toutes doivent ainsi prendre en compte la décarbonisation de leurs activités et répondre ainsi aux objectifs législatifs européens. Cette filière du 21e siècle peut aussi être créatrice d’emplois, mais nécessite des efforts et des moyens importants pour l’adaptation des salariés aux nouveaux métiers et l’accompagnement des reconversions professionnelles dans les territoires.

La FCE-CFDT, au diapason du mouvement syndical européen et mondial, revendique une transition juste de la filière automobile, comme pour l’industrie ou pour l’ensemble de la société, qui ne laisse personne au bord du chemin. Le dialogue social est incontournable à la réussite de cet objectif et doit mettre autour de la table l’ensemble des parties prenantes : organisations syndicales et patronales, pouvoirs publics, collectivités territoriales et ONG.

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