La négociation sur la prévoyance, ouverte en avril 2018, n’aurait jamais été amorcée sans l’engagement de la FCE-CFDT. Ce jour-là, nous avons été la seule organisation syndicale à signer l’accord de méthode permettant de lancer ce chantier social historique visant à instaurer, pour la première fois, une couverture prévoyance pour tous les salariés de la branche. Cette signature fondatrice a ouvert une négociation avant que d’autres nous rejoignent dans les travaux engagés.
Depuis 2018, les négociateurs se sont investis sans relâche, participant aux réunions du groupe technique paritaire et aux séances de négociation jusqu’à la conclusion de l’accord, le 1er octobre 2026.
Durant toutes ces années, rien n’a été simple : des discussions marquées par de nombreux rebondissements, des périodes de blocage, des remises en cause régulières et tentatives répétées de réduire le niveau de protection des futurs bénéficiaires. À chaque étape, la FCE-CFDT a dû défendre sa vision d’une prévoyance solidaire et ambitieuse.
Cette victoire est avant tout celle de la ténacité des négociateurs qui, malgré les obstacles, les reports, les désaccords, ont continué à porter les revendications de la CFDT.
Ils ont avant tout porté une ambition simple mais fondamentale : faire de la prévoyance un droit effectif pour tous les salariés de la branche et non un privilège catégoriel.
Les négociateurs ont refusé des compromis nuisibles et affaiblissant les garanties, en défendant la solidarité entre tous les salariés pour que personne ne soit lésé et laissé au bord du chemin.
Dans ce cadre, la FCE-CFDT a pu compter sur l’appui déterminant de maître Émilie Lacoste, avocate du cabinet Koskas, qui a accompagné les négociateurs tout au long de ce processus particulièrement technique. Son expertise a permis de sécuriser juridiquement les travaux, d’analyser les propositions patronales, d’aider à construire des solutions solides et de donner aux revendications syndicales toute la force juridique nécessaire.
Sans son accompagnement, il nous aurait été impossible d’obtenir un accord aussi complet, solide et protecteur.
Les salariés bénéficieront désormais, entre autres :
– Du double effet du capital décès versé aux enfants dès lors que les 2 parents décèdent simultanément, ou dans les 12 mois postérieurs au salarié, y compris la majoration conjoint.
– Un capital spécifique égal à 300 % lors des voyages professionnels, résultant d’un accident aérien, ferroviaire ou transport en commun.
– La continuité de la prévoyance pendant la suspension du contrat de travail non rémunéré, non indemnisé, comme le congé paternité, par paiement total de la cotisation par le salarié concerné.
Pour déployer le régime, les partenaires sociaux ont retenu les organismes assureurs Aésio Mutuelle, Apicil, Harmonie Mutuelle et l’OCIRP qui auront pour mission d’accompagner les entreprises dans sa mise en place, dès le 1er janvier 2027, et sera obligatoire au 1er janvier 2028 pour toutes les entreprises de la branche.
Cette étape sera essentielle. C’est pourquoi nous resterons pleinement mobilisés dans les mois et années à venir.
Cette signature constitue une victoire syndicale majeure mais, pour la FCE-CFDT, cela n’est jamais une fin en soi.
Comme elle l’a fait tout au long de ces 8 années de négociation, la FCE-CFDT continuera à défendre les intérêts des salariés en veillant à la qualité des prestations délivrées, à la transparence des organismes gestionnaires et au respect des engagements pris par les employeurs.
Parce qu’au bout du compte, derrière les tableaux techniques, les discussions actuarielles et les centaines d’heures de négociation, il y a une réalité simple.
Lorsqu’un salarié est confronté à la maladie, à l’invalidité ou au décès, il doit pouvoir compter sur une protection solide et sur la force de la solidarité collective.





