Etre jeune en 2026, c’est encore trop souvent entrer dans la vie professionnelle par la précarité. Le chômage des jeunes reste plus de deux fois supérieur à celui de l’ensemble de la population active. Plus d’un jeune sur dix n’est ni en emploi, ni en études, ni en formation. Derrière ces chiffres, il y a des parcours interrompus, des orientations subies, des talents qui ne trouvent pas leur place, et des aspirations qui se heurtent à la réalité du marché du travail.
Pourtant, les moyens n’ont pas manqué. Depuis plusieurs années, l’État a engagé des milliards d’euros pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes. Le taux d’emploi a progressé et certains dispositifs ont permis à beaucoup de jeunes de retrouver un chemin vers l’emploi, ou la formation.
Mais cette amélioration profite-t-elle à toutes et tous ? Non. Une partie de la jeunesse reste invisibilisée. Les jeunes les plus éloignés de l’emploi, celles et ceux qui décrochent tôt du système scolaire, celles et ceux qui renoncent face à la complexité administrative ou aux difficultés sociales, restent trop souvent hors des radars. Un dispositif efficace ne doit pas seulement accueillir celles et ceux qui poussent la porte, il doit surtout aller chercher celles et ceux qui ne la franchissent plus. L’orientation reste trop souvent vécue comme un parcours d’obstacles. Ce parcours peut même devenir insurmontable dès que les jeunes n’ont pas un parcours classique, ce qui est pourtant le cas de beaucoup d’entre eux. Les acteurs de l’emploi, de la formation et de l’éducation travaillent encore trop peu ensemble. Quant à l’évaluation des politiques publiques, elle demeure trop limitée pour mesurer réellement ce qui fonctionne et ce qui doit être corrigé.
Les transitions écologique, énergétique et numérique vont profondément transformer les métiers de nos secteurs. Elles représentent une formidable opportunité pour les jeunes générations, à condition qu’elles soient bien accompagnées. Les compétences de demain se construisent par le dialogue social, l’anticipation et l’investissement dans la formation. Les jeunes doivent être associés à ces transformations, car il s’agit de leur avenir professionnel autant que de l’avenir de notre société.
À la FCE-CFDT, nous défendons une ambition simple : permettre à chaque jeune d’accéder à un emploi de qualité, à des droits effectifs et à des parcours sécurisés. La jeunesse n’a pas besoin de promesses, elle a besoin de confiance, de reconnaissance et de perspectives. Car, investir dans les compétences des jeunes, c’est investir dans l’avenir de toutes et tous.




