Nos partenaires

A la une

Communiqué de presse

Communiqué de presse intersyndical FCE-CFDT, FNME-CGT, CFE-CGC Énergies, et FNEM-FO sur le Tarif Agent

TROUVEZ LE SYNDICAT LE PLUS PROCHE DE VOUS

interview Raphaël Girard L’art de la transmission

Un an après son adhésion à la CFDT, en 2008, Raphaël Girard acceptait le mandat de délégué syndical, sous l’égide de Joël Heynard. À l’époque, il était loin de se doutait que ce n’était qu’un début. Trésorier du Syndicat Poitou-Charentes, négociateur de branche… sa dernière responsabilité avant de partir à la retraite aura été de trouver un successeur digne de ce nom, et, là aussi, il y est arrivé.

Un an après son adhésion à la CFDT, en 2008, Raphaël Girard acceptait le mandat de délégué syndical, sous l’égide de Joël Heynard. À l’époque, il était loin de se doutait que ce n’était qu’un début. Trésorier du Syndicat Poitou-Charentes, négociateur de branche… sa dernière responsabilité avant de partir à la retraite aura été de trouver un successeur digne de ce nom, et, là aussi, il y est arrivé.

MAG FCE : Trésorier, négociateur… comment harmonisais-tu ces deux responsabilités ?
L’harmonie venait surtout de mon envie de m’impliquer, notamment pour les entreprises de moins de 50 salariés. Dans ces structures, beaucoup hésitent à s’engager : le patron reste « le patron » et les salariés ont parfois du mal à s’affirmer. Dans la branche Pétrole, les dirigeants défendent avant tout leur entreprise, sans toujours penser à redistribuer équitablement. Or, un bon climat social et un dialogue de qualité passent par des salariés reconnus. Mon mandat de trésorier a été un vrai plus, car j’ai pu analyser les chiffres et le fonctionnement économique des entreprises. Ce qui m’a permis d’exposer la réalité des résultats, même lorsque cela dérangeait les
directions.

MAG FCE : En quoi le travail de proximité est indispensable au développement syndical ?
Personnellement, je n’ai jamais voulu être détaché à 100 %, car on perd vite le contact avec les salariés et la réalité du terrain. En allant voir les salariés, les clients, je pouvais comprendre leurs difficultés quotidiennes. Cette proximité est aussi essentielle, car elle permet d’expliquer aux salariés pourquoi il est important de se syndiquer s’ils souhaitent, entre autres, avoir des informations supplémentaires.

MAG FCE : Et celui de négociateur ?
J’aime les négociations avec le patronat parce qu’il faut maîtriser les dossiers et savoir argumenter. Lors du dernier accord signé, les employeurs proposaient le strict minimum, alors que les bénéfices réalisés montraient qu’une marge de négociation existait. Nous avons défendu nos arguments jusqu’au bout et nous avons obtenu une avancée importante : les salariés ayant plus de 35 ans d’ancienneté bénéficieront d’un mois de salaire supplémentaire lors de leur départ à la retraite. Avec Joachim Somares et Sadio Coulibaly, nous avons mené les débats, mais Emmanuel Jacquier (DF de la branche) m’a demandé d’être le premier à signer l’accord, en me disant que c’était moi qui avais porté cette négociation, j’en ai été profondément touché. Cette négociation m’a aussi marqué parce que, même proche de la retraite, l’important c’était, pour moi, ce que cet accord allait apporter aux salariés. De plus, ces avancées pourront rendre le métier plus attractif dans un secteur où il est difficile de recruter.

MAG FCE : Peux-tu nous dire quelques mots sur ton successeur, Sadio Coulibaly ?
Après les élections, nous avons proposé à Sadio de s’investir au CSE. Il a tout de suite compris que notre rôle était avant tout de défendre les salariés. Je lui ai ensuite laissé mon poste de délégué syndical afin qu’il puisse bénéficier d’heures de délégation et suivre les formations nécessaires, tout en l’associant progressivement aux réunions et aux négociations. Depuis 2023, il participe pleinement aux discussions et nous préparons ensemble les accords en amont. Il sait défendre les salariés calmement, avec des arguments solides. Je lui ai toujours expliqué qu’il fallait comprendre la logique du patronat pour mieux répondre et rebondir pendant les négociations, c’est ce qu’il fait. Ce qui me rassure, c’est de savoir que la relève est assurée. Il partage les mêmes valeurs et la même volonté de défendre les salariés, aussi bien en entreprise que dans la branche. La CFDT a beaucoup à y
gagner, et moi je peux partir sereinement.

À LIRE AUSSI

Send this to a friend