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Communiqué de presse

Communiqué de presse intersyndical FCE-CFDT, FNME-CGT, CFE-CGC Énergies, et FNEM-FO sur le Tarif Agent

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Élections professionnelles : un moment de vérité

A chaque cycle électoral, les salariés choisissent celles et ceux qui les représenteront et porteront leurs voix dans l’entreprise auprès de l’employeur. Pour la FCE-CFDT, c’est un moment crucial à enjeux stratégique et démocratique, et un véritable levier qui permettra aux élus CFDT d’améliorer la vie au travail.

A chaque cycle électoral, les salariés choisissent celles et ceux qui les représenteront et porteront leurs voix dans l’entreprise auprès de l’employeur. Pour la FCE-CFDT, c’est un moment crucial à enjeux stratégique et démocratique, et un véritable levier qui permettra aux élus CFDT d’améliorer la vie au travail.

Préparer et gagner les élections
Préparer les élections professionnelles, c’est préparer notre capacité à agir, à négocier et à défendre les intérêts des salariés. L’enjeu dépasse largement notre présence dans les CSE, puisque le premier tour fixe également la représentativité syndicale, un critère essentiel pour peser, tant dans l’entreprise que dans la branche professionnelle, et déterminant pour pouvoir désigner un délégué syndical.
Ce temps de démocratie électoral est aussi un moment de renouvellement. Il permet de faire émerger de nouveaux
militants, de renforcer les équipes, d’asseoir la place et le rôle des femmes à travers la mixité et de consolider une dynamique collective.
Préparer et gagner les élections n’est pas qu’un objectif électoral. C’est une démarche qui incarne notre vision d’un syndicalisme de proximité, utile, concret, au service des salariés, avec une certitude : la victoire ne s’improvise pas.
La préparation d’une élection commence bien avant l’ouverture officielle de la campagne, avec des enjeux clairs : analyser les résultats passés, écouter les salariés et identifier les axes de progression. Cette phase d’anticipation permet de valoriser le travail accompli sur le terrain, de mesurer les attentes et de préparer les revendications qui structureront le prochain mandat.
Pour la FCE-CFDT, la clé du succès repose sur ce triptyque simple mais exigeant — anticipation, stratégie, et engagement collectif.
C’est précisément l’objectif de la formation « Préparer et Gagner les élections » (PGE – 2 jours), proposée par l’institut Idéforce, accessible à tous les militants qui souhaitent aborder ce rendez-vous démocratique, avec méthode et efficacité, et qui s’inscrit pleinement dans notre ambition collective. Elle donne aux militants les outils pour transformer l’engagement en résultats, et les résultats en confiance.
La formation « PGE » offre un socle complet de compétences pour aborder les élections avec assurance. Elle permet notamment de connaître les obligations légales, les étapes du
processus électoral, de construire une stratégie gagnante et d’organiser une campagne efficace qui rendra la CFDT visible, cohérente, et présente sur le terrain.
Les résultats des élections professionnelles sont avant tout le reflet de la confiance que les salariés accordent à la CFDT et à la liste des candidats qu’elle présente. Pour renforcer cette confiance, il faut une équipe soudée, engagée, capable de porter un projet collectif. « PGE » est la formation qui aide à structurer cette dynamique.

Rappelons que les élections sont aussi un moment privilégié pour proposer l’adhésion et renforcer l’implantation syndicale, deux conditions essentielles pour agir durablement dans les entreprises.

Fiche technique : https://www.ideforce.fr/formations/nos-formations
Contact : ideforce@fce.cfdt.fr

 

 

 

 

 

 

Préparer les élections, c’est en négocier les conditions
Préparer les élections, c’est aussi négocier le protocole d’accord préélectoral (PAP) qui va fixer toutes les règles d’organisation du scrutin du CSE. C’est un élément incontournable et essentiel qui conditionne sa validité juridique. Cette négociation particulière requiert une attention extrême tant les enjeux sont cruciaux.

Ressource ARC : https://arc.cfdt.fr/portail/arc/media-de-l-arc/le-protocole-d-accord-preelectoral-les-regles-de-validite-de-conclusion-du-pap-srv2_1617736

Qu’il s’agisse de la répartition des salariés dans les collèges électoraux, qui peuvent parfois conduire à devoir faire évoluer leur qualification, de la répartition des sièges, des modalités pratiques des scrutins, des règles obligatoires de représentation équilibrée femmes-hommes jusqu’à l’encadrement des règles de la propagande électorale, un PAP incomplet ou mal rédigé expose à une annulation des élections.
Des irrégularités dans l’accord peuvent entraîner une annulation dans les 15 jours qui suivent le scrutin, une obligation de recommencer tout le processus, une remise en cause de la sincérité de l’élection, un contentieux sur la répartition des collèges, ou la représentation femmes-hommes.
Pour permettre aux négociateurs d’aborder cette étape, la FCE-CFDT a conçu un « Kit négo PAP ». Il permet de sécuriser juridiquement la négociation, en évitant les pièges classiques (mixité, effectifs, matériel de vote, délais…).

N’hésitez pas à contacter votre syndicat CFDT : https://monespace.cfdt.fr/portail/

Enfin, la négociation du nombre et le périmètre des établissements distincts, pour la mise en place des CSE d’établissement et du CSE central, est l’étape préalable au protocole d’accord préélectoral : on ne peut pas négocier un PAP sans en avoir fixé le périmètre (Article L.2313 2 du code du Travail). La Cour de cassation impose à l’employeur une obligation de négociation loyale avant toute décision unilatérale. Il ne peut donc pas imposer un CSE unique sans négociation préalable.
Le périmètre national produit trois effets majeurs : il éloigne les élus des réalités de sites, des métiers ou des organisations, il dilue la représentation, ce qui a pour effet de noyer les problématiques locales dans un traitement globalisé, et il réduit les moyens : moins d’élus, moins d’heures, moins de commissions, moins de présence terrain.
Le périmètre national est un outil de centralisation du pouvoir qui affaiblit la capacité des salariés à peser sur leurs conditions de travail.
À l’inverse, un périmètre fondé sur des établissements distincts garantit une représentation proche des salariés, ancrée dans les réalités du travail, rend capable d’agir rapidement, et dote les élus de moyens. Ce choix n’est pas seulement organisationnel. Il affirme que la démocratie sociale doit se construire au plus près du terrain, là où se prennent les décisions qui impactent directement les conditions de travail. C’est un enjeu de justice sociale où chaque salarié doit pouvoir être représenté par des élus qui connaissent réellement son quotidien, défendent une prévention efficace, une analyse fine des risques, et une réactivité en cas d’alerte.
Si la question du périmètre des élections professionnelles est présentée comme un simple débat technique, il s’agit en réalité d’un choix politique qui conditionne la qualité du dialogue social, la capacité d’agir des représentants du personnel et, au final, la place des salariés dans les décisions qui les concernent.
À l’heure où les salariés ne se sentent ni écoutés ni entendus, à l’heure où le syndicalisme traverse une période de dialogue social dégradé, même s’il existe un accord à durée indéterminée sur le périmètre des élections, il est nécessaire de s’interroger sur son efficacité et son efficience.

Ne l’oublions pas : préparer et gagner les élections professionnelles, c’est avant tout affirmer que ces élections appartiennent aux salariés. Elles leur permettent de décider du type de représentation qu’ils souhaitent et du modèle de dialogue social qu’ils veulent voir s’installer dans leur entreprise. Elles sont un moment pour les salariés, pour leurs droits, pour leur avenir au travail, et un moment de vérité pour les équipes CFDT.

 

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