La Confédération incite toutes les structures CFDT à s’engager dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS),
ce qu’a fait la CFDT Retraités.
Pourquoi signer la charte contre les violences sexistes et sexuelles ?
Dans toute organisation, il peut survenir des situations conflictuelles. Il est donc essentiel de disposer de règles claires pour les gérer. La lutte contre le sexisme est déjà inscrite dans les statuts et les résolutions de la CFDT. Les VSS concernent tous les milieux et toutes les générations et ont un impact direct sur les enjeux syndicaux, qu’ils touchent les salariés ou les retraités. Au 1er octobre 2025, 55 structures de la CFDT Retraités ont signé la charte contre les VSS en débattant du sujet et, ensuite, en mettant en application nos engagements par un plan d’action contre les VSS.
Le rôle du Syndicat CFDT de retraités
Le syndicat doit être reconnu comme un interlocuteur crédible sur les questions de VSS, aussi bien auprès des adhérents que des militants. Les VSS engendrent des inégalités, des risques psychosociaux et accentuent la précarité. Lutter contre les VSS contribue à rendre la société et les collectifs syndicaux plus sûrs et plus inclusifs.
Articulation avec d’autres discriminations
La CFDT combat toutes les formes de discrimination, qu’il s’agisse de racisme, de LGBTphobies ou de handicap. Les mécanismes de discrimination sont souvent comparables et peuvent se cumuler. Travailler sur les VSS permet d’ouvrir le dialogue sur d’autres discriminations et d’enrichir la réflexion collective.
Humour, propos sexistes
Certains propos ne sont plus acceptables (remarques racistes ou sexistes, etc.), ce qui est un progrès. L’humour est le bienvenu tant qu’il ne repose pas sur des stéréotypes discriminatoires. Les blagues sexistes, même entre copains, favorisent un climat propice aux agressions. Intervenir face à ces comportements, ce n’est pas être rabat-joie, c’est refuser un environnement malsain.
Le continuum des violences
Les VSS ne se limitent pas aux agressions. Des interruptions de parole, des remarques, sexistes ou non, rendent les agressions possibles. De nombreux actes ne sont pas identifiés comme des VSS alors qu’ils en font partie.
Consentement et relations entre militants
Les relations intimes basées sur le consentement sont légitimes, mais les gestes non consentis (un baiser forcé, une main déplacée, etc.) constituent des agressions et ne doivent pas être minimisés.
Impact sur les personnes et sur l’organisation
Les victimes voient leur parcours syndical et leur vie personnelle bouleversés. Leurs auteurs sont rarement confrontés aux conséquences. Le problème n’est pas le conflit généré par une sanction, mais la violence initiale qui l’a provoqué.
Sanctions et risques pour le syndicat
La charte peut conduire à des mesures comme le retrait de mandat, si nécessaire. Le risque de conflit existe, mais il est indispensable pour mettre fin à la violence. Ne pas intervenir revient à cautionner l’impunité.
Féminisme et cohérence interne
La CFDT se revendique féministe, mais certains comportements internes ne sont pas en adéquation avec cette valeur. Il est essentiel d’écouter et de soutenir les camarades qui signalent des comportements sexistes ou des VSS.
Les retraitées ne sont pas à l’abri
Dans notre champ des retraités, nous ne sommes pas à l’abri de situations similaires à celles du monde du travail. Le silence peut même être renforcé par le bénévolat, la force des liens d’équipe, en pensant que l’âge ou l’engagement syndical nous protège.
La désignation d’un référent VSS,
capable de recevoir une plainte et d’engager la procédure, est également obligatoire. Une simple signature ne suffit pas, il faut un véritable plan d’action pour anticiper et éviter de subir les situations.





