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JOURNÉE MONDIALE DE L’ÉCOLOGIE : CESSONS DE TOUT JETER… Y COMPRIS LES SALARIÉS

Instituée par les Nations unies en 1972 à la suite de la conférence de Stockholm, la Journée mondiale de l’environnement visait d’abord à alerter sur la dégradation progressive de notre planète et sur la nécessité d’une action collective. Cinquante-quatre ans plus tard, l’urgence climatique, l’épuisement des ressources et l’effondrement de la biodiversité rappellent combien cette ambition était juste, et demeure vitale.

Cette journée nous oblige aussi à regarder le modèle économique qui a conduit à cette situation. Une société qui produit, consomme et remplace toujours plus vite finit par considérer comme jetables, non seulement les objets, mais aussi les emplois, les compétences, et parfois les travailleurs eux-mêmes.

Pour la FCE-CFDT, une société capable de préserver ses ressources naturelles doit aussi être capable de préserver ses emplois, ses savoir-faire et ses solidarités. Une économie qui remplace plus qu’elle ne répare finit par fragiliser à la fois la planète et le travail.

Depuis des années, les logiques de rentabilité immédiate ont encouragé le remplacement plutôt que l’anticipation ou la réparation, le court terme plutôt que l’investissement durable, et la sous-traitance plutôt que la transmission des savoir-faire. Pour la FCE-CFDT, la transition écologique suppose exactement l’inverse. Elle nécessite du temps long, des infrastructures solides, des emplois qualifiés, des compétences reconnues et une véritable ambition industrielle. Pour être acceptable et acceptée, la transition écologique doit être juste et équitable.

Les assouplissements successifs de plusieurs mesures environnementales traduisent une inquiétante tentation du recul, voire du renoncement, au moment même où l’urgence climatique devrait conduire à renforcer, et non à affaiblir les engagements collectifs.

Dans ce contexte, la FCE-CFDT revendique la nécessité d’accélérer les transformations à construire avec les travailleurs et les travailleuses. C’est le sens du réseau « Ecojuste » lancé par la Fédération, comme du « manifeste CFDT pour une transition écologique juste » qui place l’emploi, les compétences et le dialogue social au cœur des transformations à venir.

Pour la FCE-CFDT, protéger l’environnement ne se limite pas à réduire les émissions de gaz à effet de serre. C’est aussi reconstruire une société capable de durer, dans ses infrastructures, son industrie, ses solidarités et son rapport au travail.

L’urgence environnementale ne doit plus se traduire par des discours, mais par des arbitrages clairs et des choix politiques assumés.

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