Depuis ses origines, la CFDT place la solidarité, l’égalité et l’émancipation au cœur de son action syndicale. Ces valeurs sont incompatibles avec toute forme de discrimination qui fragmente les collectifs de travail, renforce les injustices et affaiblit la démocratie sociale.
La FCE-CFDT réaffirme que le racisme, les préjugés et toutes les discriminations constituent, non seulement des atteintes individuelles, mais aussi des freins collectifs à l’action syndicale et à l’amélioration des conditions de travail. Malgré les dispositifs légaux, les discriminations demeurent une réalité quotidienne : elles affectent l’accès à l’emploi, l’évolution professionnelle, les conditions de travail, l’accès aux droits, et la dignité même des travailleurs.
En France, 27 critères de discrimination sont reconnus : origine, sexe, situation familiale, grossesse, apparence physique, vulnérabilité économique apparente, patronyme, lieu de résidence, état de santé, perte d’autonomie, handicap, caractéristiques génétiques, mœurs, orientation sexuelle, identité de genre, âge, opinions politiques, activités syndicales et mutualistes, lanceur d’alerte, langue (autre que le français), ethnie (réelle ou supposée), nation (réelle ou supposée), prétendue race, religion (réelle ou supposée), domiciliation bancaire, harcèlement sexuel (subi ou refusé), bizutage (subi ou refusé).
L’intersectionnalité est un levier essentiel pour lutter efficacement contre les discriminations. Elle permet de comprendre qu’une personne peut être discriminée simultanément selon plusieurs de ces critères. Ces discriminations cumulées s’entrecroisent, se renforcent et rendent les situations plus complexes à identifier, à prouver et à combattre.
Afin de lutter efficacement contre l’ensemble de ces discriminations, il est essentiel que les équipes syndicales s’engagent dans des négociations sur la diversité, l’égalité de traitement et l’inclusion.
L’accès à l’emploi demeure le domaine où les discriminations sont les plus fortement ressenties et vécues. Selon la 18e édition du baromètre du Défenseur des droits, publiée en décembre 2025 et réalisée en partenariat avec l’Organisation internationale du Travail (OIT), 43 % des actifs estiment que des discriminations surviennent « souvent » lors de la recherche d’un emploi, et 29 % considèrent qu’elles se produisent également dans le déroulement de carrière. Ces données montrent à quel point les inégalités perdurent tout au long du parcours professionnel, de l’embauche à la carrière.
Les discriminations peuvent être directes ou indirectes :
• La discrimination directe se produit lorsqu’une personne est traitée moins favorablement qu’une autre dans une situation comparable, à cause d’un ou des critères de discrimination précités. Exemple : ne pas promouvoir une salariée parce qu’elle est enceinte. L’intention discriminatoire est explicite, ou clairement identifiable.
• La discrimination indirecte est plus subtile. Elle se produit lorsqu’une règle, une pratique ou un critère apparemment neutre désavantage de manière disproportionnée un groupe protégé, sans justification légitime. Exemple : imposer une
réunion obligatoire tous les jours à 18 heures, cela pénalise davantage les parents isolés. Ce n’est pas toujours volontaire, mais le résultat produit une inégalité.
Quel que soit le type de discrimination, chaque victime doit être accompagnée, écoutée et soutenue dans ses démarches, afin qu’aucune situation de discrimination ne reste sans réponse.
Avec la montée de discours qui banalisent l’exclusion et opposent les individus, la FCE-CFDT réaffirme son engagement sans concession pour l’égalité réelle, la dignité au travail et le respect de chacune et chacun.
La lutte contre les discriminations n’est pas une option, c’est une question de justice sociale !





